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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 22:47

     Entre 340 000 et 800 000 opposants ont manifesté ce dimanche, à Paris, contre le projet de loi sur "le mariage pour tous". Le rassemblement, organisé par le collectif La Manif pour tous, est d'ailleurs, selon le monde, l'un des plus importants sur une question sociétale depuis 1984. Certains souhaiteraient même voir François Hollande soumettre un référendum sur le sujet... 

 

     La forte mobilisation de cette manifestation (340 000 selon la police et 800 000 selon les organisateurs) a en effet convaincu bon nombre de citoyens qu'un référendum serait le plus approprié pour adopter ou non le projet de loi. Un sondage Ifop-"Valeurs actuelles" estimerait même que 69% des Français se disent favorables à l'organisation d'un référendum sur "le mariage et l'adoption pour tous".

     L'UMP semble d'ailleurs, elle aussi, réclamer un référendum comme en témoigne les quelques mots prononcés par Laurent Wauquiez lors de la manifestation : "J'exige que François Hollande fasse un référendum". Et il n'est pas le seul du parti à avoir battu le pavé Parisien ce dimanche, puisqu'on pouvait notamment noter la présence de Jean-François Copé, Henri Guaino ou encore Eric Woerth. A leurs côtés, Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate, Philippe De Villiers, président du Mouvement pour la France, et Louis Aliot, vice-président du Front national étaient également présents.

     De surcroît, 115 parlementaires ont appuyé cette demande de référendum en signant un appel lancé par Henri Guaino, selon une liste publiée sur le site du Journal du Dimanche. "Soucieux de préserver la cohésion des Français que ce sujet divise, députés et sénateurs, nous demandons solennellement au Président de la République de soumettre à référendum le projet de loi sur "le mariage pour tous" afin que chaque Français puisse peser toutes les conséquences et se prononcer en conscience après qu'il y ait eu un vrai débat dans le pays", peut-on lire dans cet appel.

     Le référendum parait donc être le moyen le plus démocratique et le plus propice au débat, si l'on se fie à ces arguments. Toutefois, différents raisonnements viennent contrecarrer cette demande de consultation du peuple.

     Tout d'abord, l'article 11 de la Constitution s'inscrit comme un véritable frein à cette réclamation. Effectivement, l'article limite les domaines dans lesquels un référendum peut être organisé : "Le Président de la République [...] peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation". Et les avis divergent quand il s'agit d'interpréter l'article. Guy Carcassonne, constitutionnaliste, a déclaré à l'AFP que le mariage homosexuel "n'est pas une réforme économique, sociale ou environnementale" et donc qu'il "n'entre pas dans le champ de l'article 11". A l'inverse, François-Xavier Brechot, magistrat administratif a assuré que "la "politique sociale" peut être entendue au sens large comme visant les sujets de société en général, dont fait partie le mariage et l'adoption". Ce qui est sûr, c'est que l'ambiguïté de cet article, contraignant François Hollande à l'interpréter, entrave considérablement la mise en place d'un référendum.

     D'autres, comme le magistrat Serge Portelli, considèrent que "le vrai référendum a eu lieu le 6 mai dernier avec l'élection du Président de la République" et ne voient donc pas l'intérêt de consulter les français sur le sujet.

     En bref, même si la sollicitation de François Hollande à propos de ce référendum semble importante, l'ambiguïté de la Constitution et le fait que le chef de l'Etat avait fait du "mariage pour tous" une promesse de campagne rend la consultation du peuple français difficile voire inutile pour certains.

                                                                                                                                           K.G

 

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 11:17

     A moins d'un mois du premier tour des élections présidentielles, chaque jour, de nouveaux sondages paraissent et prennent une place importante dans l'actualité quotidienne. Sont-ils vraiment fiables ? Jusqu'à quel point nous influencent-ils ?

 

     C'est en 1938 que le premier sondage en France fût réalisé. Depuis cette année, la place des sondages sur la scène médiatico-politique n'a cessé de prendre de l'ampleur pour devenir, de nos jours, un outil statistique incontournable. Un sondage d'opinion est un questionnaire auprès d'un échantillon d'individus représentatifs afin de proposer une estimation de la répartition de l'opinion de l'ensemble de la population. Tout est dit dans la définition, les sondages ne doivent pas être considérés comme une science exacte, mais plutôt comme une estimation. C'est d'ailleurs ce qu'affirment les instituts de sondages d'opinions en reconnaissant une marge d'erreur de 2 points de pourcentages pour des candidats aux alentours de 25%, soit la situation de François Hollande et de Nicolas Sarkozy actuellement. Ainsi, il faut voir dans les sondages une tendance et non pas des résultats exactes. Actuellement, il faut donc retenir des sondages d'opinions que "Nicolas Sarkozy et François Hollande sont dans un mouchoir de poche" comme l'explique le politologue Roland Cayrol.

     Ces marges d'erreurs, étant reconnues par les instituts de sondages eux-mêmes, ne peuvent permettre de dénoncer leur manque de fiabilité. Néanmoins, de multiples dérives tout au long de l'histoire des sondages d'opinions nous révèlent le contraire. En effet, Dominique Strauss Kahn, il y a quelques mois était annoncé président de la république avant même de se présenter, la suite des évènements, on le sait, ne donnera pas raison aux instituts de sondages. Jacques Delors, étant lui aussi favori des sondages pour les élections présidentielles de 1995 ne se présentera pas, Edouard Balladur quelques mois avant ces mêmes élections annoncé comme vainqueur, n'atteindra même pas le second tour... Les exemples ne manquent pas. Pourtant, les sondages sont toujours autant utilisés.

     Cette utilisation à outrance des sondages d'opinions nous influencent, une grande majorité est d'accord pour le dire. Mais de quelle manière ? Tout d'abord, les sondages simulant un scrutin présidentiel, classent les candidats, accordant plus ou moins de légitimité à chacun d'entres eux. Effectivement, si l'on prend l'exemple de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, qui sont les deux récoltant le plus d'intentions de votes, leur statut virtuel de finaliste leur donne une certaine légitimité et fait surtout parler d'eux, pour au final les avantager. De plus, il faut savoir que quatres réactions relatives aux sondages sont observées. Deux types de réactions peu influencées par les sondages, à savoir les électeurs déterminés qui ne tiennent pas compte des sondages (une minorité), et ceux qui votent blanc ou qui s'abstiennent. Mais aussi et surtout, les citoyens qui ont tendance à voter pour les premiers dans les sondages ou au contraire, ceux qui souhaitent assister à une autre issue que celle prévue par les sondages et qui ne votent pas pour ceux récoltant le plus d'intentions de votes dans les sondages pour tenter d'inverser la tendance.

     Ainsi, alors que ces sondages d'opinions ne peuvent réellement être considérés comme fiables et en plus, influencent l'opinion publique, ces derniers continuent d'être utilisé à outrance car ils sont désormais totalement ancré dans le système médiatico-politique et sont devenus incontournables.

                                                                                                                                 K.G

 

 


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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 09:23

       Ce lundi, Luc Chatel, ministre de l'Education nationale a présenté les évolutions possibles que le baccalauréat pourrait subir dès 2014. Le but principal de cette réforme serait de rendre au diplôme napoléonien son prestige quelque peu perdu. Pourquoi cette perte de prestige ? Le bac est-il toujours utile ?

 

     Luc Chatel l'a certifié, "l'examen du bac est à bout de souffle et nécessite une réforme". Le ministre a décidé de se lancer dans un rajeunissement du bac dès 2014 à condition que les élections présidentielles ne changent pas la donne. Le but étant de combattre les fraudes et surtout de rendre son prestige au diplôme napoléonien, de nombreuses mesures furent évoquées. En effet, Luc Chatel a abordé plusieurs solutions pour restaurer l'image du bac comme diminuer les épreuves facultatives et les options, instaurer des notes éliminatoires dans les disciplines fondamentales, accorder plus de place au contrôle continu...

     Mais comment un tel symbole de la République Française a t-il pu en arriver là ? Ces 30 dernières années, la société étant dans une optique d'égalité des chances pour tous et percevant les études longues comme étant supérieures, une massification scolaire fût indéniablement observée. Autrement dit, les filières courtes ou professionnelles furent, au fil du temps, de plus en plus dénigrées et au contraire les longues études, prestigieuses, furent placées sur un piédestal. Par ailleurs, cette massification scolaire s'est accompagnée d'une diminution progressive du niveau du baccalauréat, l'objectif étant de permettre à la majorité d'obtenir ce diplôme si convoité. Effectivement, selon le ministère de l'éducation nationale, en 1980, plus de 200 000 personnes étaient diplômés du bac contre plus de 500 000 lauréats de nos jours, soit plus du double en trois décennies.

     Toutefois, cette massification, au lieu d'être bénéfique pour la société comme cela était escompté, apparaît aujourd'hui comme un réel problème rendant cette réforme presque inévitable. En effet, le baccalauréat coûte relativement cher (environ 50 millions d'euros) et n'a que peu d'utilité si ce n'est un rôle d'autorisation de poursuite de ses études. Effectivement, François Dubet, sociologue Français, compare le baccalauréat à la tour Eiffel en expliquant que "comme elle, il ne sert à rien mais c'est un symbole dont on ne peut se passer". De plus, cette massification en filières générales et technologiques ne signifie pas que d'autres filières moins théoriques, comme les bac professionnels, n'existent plus. Néanmoins, ces filières professionnelles sont elles aussi victimes de la massification scolaire. "Il est presque impossible pour nous d'intégrer des BTS en formation initiale à moins d'avoir une excellente moyenne" me confiait Axel, élève de Bac professionnel commerce aux alentours de Rennes.

     De surcroît, les étudiants ne sont pas au bout de leurs peines, puisqu'une nouvelle fois en raison de cette massification, on assiste dans le monde professionnel à un phénomène de déclassement. C'est à dire que les diplômés étant trop nombreux par rapport à l'évolution de la structure des emplois, les employeurs vont engager des employés surqualifiés. Autrement dit, si un emploi nécéssite un niveau bac, en raison de la massification, l'employeur engagera sans aucun doute un individu ayant une qualification bac +2.

     Ainsi, en règle générale, ce sont les moins qualifiés qui vont être les plus pénalisés en se retrouvant majoritairement au chômage, ce qui expose clairement les limites d'un système Français où les diplômes priment.

                                                                                                                                  K.G

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 12:45

     La démocratie est un régime politique dans lequel le pouvoir est détenu par le peuple, sans qu'il y ait de distinctions dues à la richesse, la naissance... On parle plus simplement de deux principes de la démocratie, Liberté et Égalité, qui sont communs à la devise Française. En effet, la France est considérée comme une démocratie représentative. Mais pouvons-nous toujours parler de démocratie Française de nos jours ? C'est la question à laquelle nous allons tenter de répondre en établissant des liens entre la théorie et les faits.

 

     Tout d'abord, le principe premier de la démocratie est que le peuple doit disposer du pouvoir, ce qui semble être le cas en France. Effectivement, tout citoyens Français peut s'exprimer en votant pour ceux qu'il estime les meilleurs représentants de ses idées. Cependant, ces représentants ne peuvent incarner l'idéal de chacun des citoyens, ce qui révèle une certaine limite à la démocratie représentative. Afin de résoudre ce problème de représentativité qui ne peut que subsister et ainsi souligner une démocratie bien portante, il serait nécessaire de consulter l'avis du peuple par l'intermédiaire de référendums. Pourtant, depuis 1958, seulement 10 référendums ont eu lieu en France, le dernier remontant à 2005.

De plus, pour que le peuple continue de détenir le pouvoir, il est important qu'il ne se désintéresse pas de celui-ci. En effet, Alexis de Tocqueville disait "Ce qui met en danger la société, ce n'est pas la grande corruption de quelques-uns, c'est le relâchement de tous". Autrement dit, la démocratie peut être mise en danger, non pas par l'immoralité de certains, mais par le désintérêt de tous vis-a-vis de la vie politique. Or, de nos jours, une certaine résignation semble s'installer par rapport à la vie politique ce qui explique sans aucun doute les taux d'abstentions considérables mesurés. Effectivement, pour le premier tour des élections cantonales de 2011, 55.6% des citoyens se sont abstenus contre 35.1% en 2008, selon TNS. En clair, en l'espace de trois ans, la société Française est passée de plus d'un citoyen sur trois décidant de s'abstenir à plus d'un citoyen sur deux. Ainsi, le peuple Français peut détenir un minimum de pouvoir (bien que limité), mais a tendance à se désintéresser de la vie politique et donc à mettre en danger la démocratie dont il est censé bénéficier.

     Le pluralisme politique est un autre principe de la démocratie et semble, à première vue, être respecté en France. Effectivement, une multiplicité de partis composent la scène politique (Front de gauche, Debout la république, Mouvement démocrate, Front national, Parti socialiste, Europe écologie les verts, Union pour un mouvement populaire...) avec chacun un représentant pour l'élection présidentielle (J.L Mélanchon, N. Dupont-Aignant, F. Bayrou, M. Le Pen, F. Hollande, E. Joly, N. Sarkozy...). Toutefois, le pluralisme politique Français peut être nuancé. En effet, depuis la Ve république, on constate que l'organisation de la scène politique a tendance à s'articuler autour de deux blocs opposés qui sont la gauche et la droite et plus particulièrement de nos jours, l'UMP et le PS. Ce phénomène que l'on peut nommer comme étant une bipolarisation, semble perdurer actuellement puisque les sondages, recensant les intentions de vote des Français, prévoient François Hollande (PS) récoltant le plus de voix au premier tour, suivi de Nicolas Sarkozy (UMP). Effectivement, l'enquête d'IFOP-Fiducial du 9 février annonce 30% d'intentions de vote pour François Hollande et 25% pour Nicolas Sarkozy au premier tour. Ainsi, le pluralisme politique en France est bien réel, malgré cela, la constatation d'une certaine bipolarisation est indéniable.

     D'autres part, l'égalité pour chacun des citoyens est l'un des fondement de la démocratie que la France utilise comme étant la valeur principale de l'Etat. Pour autant, on ne peut parler de fluidité sociale ou encore de méritocratie mais plutôt de reproduction sociale. En effet, en 2003, selon l'INSEE, 52% des hommes âgés de 40 à 59 ans fils de cadres le sont devenus eux aussi, contre 10% des fils d'ouvriers. Ceci démontre inéluctablement que tous les hommes ne naissent pas égaux comme on peut le prétendre et qu'il y a une certaine prédétermination de chacun des citoyens au vu de leurs origines. Néanmoins, le fait de monter socialement parlant, n'est pas impossible mais cela induira plus de difficultées qu'il ne devrait dans un contexte d'égalité parfaite comme une démocratie le prévoit théoriquement.

     Ainsi, dire que la France n'est plus une démocratie serait démesuré, cependant, tout ceci nous prouve que la démocratie en pratique s'avère être bien différente qu'en théorie en France.

                                                                                                                                         K.G

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Présentation

  • : Le blog de larticleduweekend
  • Le blog de larticleduweekend
  • : Le concept de ce blog est de profiter de mon temps libre en publiant un article chaque week-end. Je suis étudiant en première année d'AES et souhaite depuis le collège, devenir journaliste. Bien que ces articles soient amateurs, je considère ce blog comme un entraînement et les rédiger me permet d'acquérir une certaine expérience. J'aborderai certains thèmes qui me passionnent comme l'économie, la politique, le sport... Bonne lecture, et au week-end prochain !
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  • Kévin Gaignoux
  • Je suis étudiant en première année d'administration économique et sociale et me passionne pour l'économie, la politique, le sport... Je souhaite devenir journaliste.
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