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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 23:49

     Le taux de chômage des États-Unis n'a jamais été aussi faible depuis décembre 2008. Dans le même temps, celui de la France lui, prend une dimension historique...

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     Avec 7.7% (en données corrigées des variations saisonnières), le taux de chômage des États-Unis a diminué de 0.2 point par rapport à janvier. Il atteint ainsi, le niveau le plus faible du pays depuis décembre 2008 selon un rapport publié ce vendredi. 236 000 emplois auraient même été créés durant le mois de février.

     De plus selon Le Monde, cette baisse du chômage serait l'un des facteurs annonciateur d'un "redémarrage plus solide que prévu" de l'économie américaine. En effet, le nombre d'emplois créés en un mois (236 000) ne ferait que confirmer "l'ampleur et la profondeur de la reprise américaine". 

     Ce même article perçoit même cette reprise américaine comme l'occasion pour "l'Europe d'entrevoir de meilleures perspectives pour 2014" puisqu'elle permettrait "un effet d'entraînement pour les entreprises actives dans le commerce international et pour les bourses européennes."

     Néanmoins, ces "meilleures perspectives" paraissent encore loin de l'Europe et notamment de la France où la situation s'avère bien plus préoccupante qu'outre Atlantique. Effectivement, la France compte désormais plus de 3.169 millions de chômeurs et s'approche inexorablement du nombre historique de janvier 1997.

     Plus fort encore au niveau symbolique et historique ; malgré une population active de moins de 29 millions contre plus de 40 millions en Allemagne, la France compte à présent plus de chômeurs que son voisin (3.156 millions). Et ce croisement des courbes de chômage est d'autant plus navrant lorsqu'on se souvient qu'en 2005 le nombre hexagonal de chômeurs était près de deux fois inférieur à celui de l'Allemagne (2.7 millions contre 5 millions).

                                                                                                                                            K.G

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 21:43

     Depuis plusieurs années, la Chine fait l'objet de toutes les convoitises chez les entrepreneurs Français. Et pour cause, avec plus d'1,3 milliard d'habitants, le pays représente tout simplement le plus grand marché au monde. Néanmoins, si il peut incontestablement être porteur, le marché chinois est également l'un des plus difficiles d'accès...


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     Entre 2000 et 2011, la part de chiffre d'affaire en Chine de 17 entreprises françaises (Air liquide, L'Oréal, PPR, Rhodia...), est passée de 2 à 10% en moyenne. Air liquide est par exemple l'entreprise française la plus performante économiquement en Chine. Le groupe, spécialisé dans les gaz industriels, s'est même vu décerné, fin octobre, le trophée de la croissance en Chine par la CCIP (Chambre de commerce et d'industrie de Paris), grâce à un chiffre d'affaires en progression de 35 % par an depuis 2001. L'entreprise s'inscrit donc comme un véritable exemple de réussite.

     Cependant, ce type de success story à la française est loin d'être habituel. En effet, Frédéric Fessart, partner associé du cabinet de conseil OC&C déclarait à l'Expansion, il y a quelques semaines, que "la France compte 1500 entreprises en Chine, l'Allemagne 5000." Les chiffres du commerce extérieur sont, de plus, très évocateurs : les exportations françaises vers le "pays du milieu", sur la période 1995-2011 ont atteint 18 milliard de dollars, contre près de 70 milliards pour l'Allemagne, rappelle le mensuel. Ainsi, les entreprises françaises qui parviennent à conquérir le marché chinois sont encore peu nombreuses.

     Et pourtant, bon nombre d'entre elles y aspirent, comme en témoigne le long travail réalisé par Danone. La société, malgré une faible consommation de laitage en Chine, est parvenue à s'implanter grâce à différentes stratégies commerciales. Le PDG, Franck Riboud, a d'ailleurs parfaitement résumé la situation dans laquelle se trouve les entreprises françaises : "Faut-il avoir peur de la Chine ? Je ne crois pas, même s'il y a un risque, nous n'avons pas le choix, c'est le plus grand pays du monde et tout démarre ici."

     Et si ce marché est si attractif, c'est pour la simple et bonne raison qu'il représente un potentiel de croissance considérable. Effectivement, outre sa population qui constitue le plus grand marché intérieur du monde, la Chine est en forte expansion (rarement en dessous de 7% de croissance annuelle). De plus, les coûts de main d'oeuvre y restent relativement faibles et certaines provinces en plein développement, offrent de nouvelles opportunités. Les conditions semblent donc toutes réunies pour que les entreprises se développent aisément.

     Néanmoins, ce marché chinois s'avère parfois trop alléchant et certains entrepreneurs français seraient prêts à tout pour le conquérir. Ce jeudi, "complément d'enquête" sur france 2 diffusait par exemple, un reportage sur le foie gras fabriqué en Chine et se focalisait sur une pratique de plus en plus courante, le transfert de technologie. Ce procédé revient en fait à livrer son savoir-faire à une entreprise chinoise en l'échange d'une promesse d'accès au marché. Mais certains français s'y sont brûlés les ailes. En effet, pour pouvoir commercialiser sa marque en Chine, la loi oblige un français à s'associer avec une entreprise chinoise et à signer ce contrat de transfert de technologie. C'est ensuite, un jeux d'enfant pour l'entreprise locale de se séparer de l'entrepreneur français et de faire perdurer son savoir.

     Il est donc, en réalité, difficile de prendre part à ce marché et certains français semblent parfois l'oublier en l'abordant avec un peu trop de naïveté. Une situation qui ne semble cependant pas déplaire à la deuxième puissance économique mondiale...

                                                                                                                                              K.G

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 16:05

     On ne pouvait pas plus paradoxal. Alors que le pays s'enfonce dans une crise profonde et que certains la voyait demander de l'aide à l'Eurogroupe, l'Espagne devrait bientôt intégrer le club restreint des pays les plus riches de l'Union européenne. Membre de l'Union depuis 1986, l'Espagne pourrait en effet devenir contributeur net au budget.

 

     "L'Espagne est l'un des pays qui a le plus bénéficié de l'entrée dans l'Union européenne" se souvient Rolf Campos, professeur à l'IESE Business School de Madrid. Mais il semblerait que le moment soit venu pour l'Espagne de contribuer à son tour, à l'émergence et à la croissance des autres États européens. En effet, avec l'arrivée de nouveaux Etats membres comme la Roumanie ou la Bulgarie, l'Espagne apparaît comme un des pays les plus riches de l'Union européenne. Selon Reuters, son économie se classe même à la quatrième place de la zone euro derrière l'Allemagne, la France et l'Italie.

 

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                           REUTERS/Paul Hanna


     Pourtant, le moment n'est pas nécessairement bien choisi pour l'Espagne, car même si comme l'affirme le chercheur à l'institut Real Elcano, Mario Kolling, "en Espagne, on a toujours vu l'Europe comme une solution, comme le chemin vers la modernisation du pays", la situation du pays n'est pas des plus favorable. Effectivement, avec une économie qui s'enfonce dans la récession (croissance de -0.3% au 3e trimestre), un taux de chômage le plus élevé des pays de l'OCDE (25%), et une dette dépassant largement la limite fixée par le Pacte de stabilité (79.8% du PIB en fin d'année 2012 selon le gouvernement espagnol), autant dire que l'Espagne aurait pu se passer de cette contribution.

     Sans compter que tout a été très vite pour le pays qui a quitté en une dizaine d'années le statut de plus grand bénéficiaire des fonds européens pour arriver désormais à verser davantage à la caisse commune qu'il ne reçoit. En clair, encore bénéficiaire net sur la période 2007-2013, l'Espagne va "très certainement devenir contributeur net" pour le prochain cycle 2014-2020, d'après Mario Kolling.

     Toutefois, malgré la position délicate dans laquelle elle se trouve, l'Espagne a "la volonté d'assumer de manière progressive sa position de contributeur net au budget". "L'idée fondamentale est d'éviter un changement abrupt dans nos relations financières avec l'UE" affirme une source diplomatique. Dans cette optique, la discussion avec ses partenaires lors du sommet extraordinaire du 22 et 23 novembre portant sur le budget européen aurait donc dû avoir son importance pour l'Espagne. Il semble cependant que le sommet n'ait pas permis aux dirigeants de s'entendre sur le budget pluriannuel 2014-2020. "Un accord est possible en début d'année prochaine" assure néanmoins, l'actuel président du conseil européen, Herman Van Rompuy.

     Cela dit, ce paradoxe d'une Espagne à la fois parmi les plus riches de l'Union européenne et à la fois parmi les plus en difficultés, est très révélateur et semble dévoiler une Union européenne ne sachant plus véritablement sur qui compter, ni vers qui se tourner pour sortir la tête de l'eau...

                                                                                                                                           K.G

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 19:13

     Ce mercredi, à l'occasion de l'annonce de sa candidature pour les élections présidentielles sur tf1, Nicolas Sarkozy, après s'être souvenu des propos de Lionel Jospin qui avait selon lui affirmé, « on y peut rien contre le chômage » a assuré « moi j'ai pas été élu pour dire on y peut rien ». Mais quelles solutions s'offrent à nos hommes politiques pour combattre ce chômage qui persiste comme étant incoercible ?

 

     Une baisse des salaires perçu par les salariés est nécessaire pour obtenir le plein emploi. C'est ainsi que les néo-classiques pensent pouvoir lutter contre le chômage de masse. En effet, pour ces derniers, que l'on peut aussi qualifier de libéraux, il existe un marché du travail capable de s'autoréguler et où l'offre de travail (les employés potentiels) s'ajuste avec la demande de travail (l'employeur) pour arriver à un salaire d'équilibre. Ainsi, lorsque nous sommes dans un cas de figure où l'offre de travail est bien plus importante que la demande de travail, comme actuellement en France, les salaires en général doivent obligatoirement tendre à la baisse si l'on veut éviter un chômage de masse persistant, selon les néo-classiques. Cependant, de nombreuses rigidités limitent la soit disante autorégulation du marché, tel que le SMIC. Effectivement, si le salaire d'équilibre du marché du travail s'avère être plus faible que le SMIC, il ne pourra être atteint, ce qui ne pourra favoriser l'emploi. Selon les libéraux, il est donc nécessaire de prôner une flexibilité maximum du marché du travail pour favoriser l'emploi. Toutefois, cette solution comporte quelques limites, car bien que le pouvoir d'achat des Français resterait sans doute presque similaire puisque les prix baisseraient de façon mécanique, proportionnellement aux salaires, les Français accepteraient difficilement de voir baisser leurs salaires. En effet, John Maynard Keynes disait que "la main-d'oeuvre stipule (dans une certaine limite) en salaires nominaux plutôt qu'en salaires réels", c'est à dire que la majorité des citoyens Français ne toléreraient pas la baisse de leurs salaires malgré la stabilisation du pouvoir d'achat. De plus, le pouvoir d'achat des Français diminuerait inéluctablement dans les autres pays, si la France était la seule à connaître une baisse générale de ses salaires nominaux.

     Keynes, qui réfute l'idée d'un marché qui s'autorégule et qui prône l'intervention de l'état pour réguler le marché du travail, est l'un des premiers à employer la notion de chômage involontaire. En effet, selon lui, dans la majeure partie des cas, l'offre de travail est supérieure à la demande de travail, ce qui signifie que certaines personnes souhaitant travailler, sont au chômage car le marché du travail n'offre plus d'emplois. Ainsi, dans une telle conjoncture, la solution pour se rapprocher du plein emploi est de faire en sorte que le marché du travail offre des emplois supplémentaires, et ceci n'est possible selon Keynes, que grâce à une intervention de l'état. En effet, l'économiste brittanique prône une rigidification à la baisse des salaires en mettant en place des salaires minimums et une hausse des revenus dans la mesure du possible afin de relancer la consommation. A noter que cette relance de la consommation ne pourra être une réussite seulement si les salariés profitent de cette hausse de revenus pour consommer et non pour épargner. Cette hausse de la consommation potentielle, pourra ainsi créer des nouvelles perspectives de marché pour les entrepreneurs et les incitera à investir. Ajoutons à ces investissements, l'investissement que devrait effectuer l'Etat selon Keynes, et tout ceci va inévitablement créer des emplois à pourvoir, selon lui. Cependant, dans la conjoncture économique dans laquelle la France se trouve de nos jours, augmenter les dépenses s'avère délicat.

     Enfin, la baisse des charges sociales est elle aussi l'une des principales solutions au chômage et s'avère être la plus actuelle. Il faut dire que cette mesure présente de multiples aspects favorables à l'emploi. En effet, si l'on diminue les charges sociales qui sont l'une des composantes des salaires, ces derniers devraient presque inévitablement diminuer et ainsi réduire le coût du travail. Cette réduction du coût du travail va permettre aux entreprises d'être plus compétitives par rapport à celles des pays voisins, mais va aussi les inciter à recruter des employés plutôt qu'à investir dans du capital. De plus, la compétitivité des entreprises va engendrer une hausse de la demande, soit une augmentation de la production et ainsi des créations d'emplois. Toutefois, ces charges sociales permettent de financer la protection sociale, le manque à gagner devra donc être prélevé d'une autre manière si la France souhaite conserver ses prestations sociales. De plus, l'amélioration de la compétitivité semble être relativement faible et ne permettra sans doute pas aux entreprises de lutter avec celles de tous les pays Européens et encore moins avec les pays dans lesquelles la main d'oeuvre est bon marché.

     Ainsi, il existe des solutions pour réduire le chômage de masse que connaît la France actuellement et celles ci ne sont que les principales. Néanmoins, les solutions comportent toujours des aspects négatifs et sont difficilement applicables.

                                                                                                                         K.G

 

  

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 16:06

   Dans la conjoncture économique de la France, la croissance est devenue un véritable indicateur de sa situation. Étant aux alentours de zéro, tous les moyens sont bons pour la relancer. Nous allons étudier l'un des facteurs permettant cette relance, qui est l'investissement, et tenterons d'expliquer pourquoi les ménages, ou les entreprises, n'investissent plus.

 

   L'investissement, engendrant plus de production et créant, la plupart du temps, des emplois, relance inévitablement la croissance. Pour autant, en 2012, l'investissement, qu'il soit réalisé par les entreprises, les administrations publiques ou par les ménages, serait "moins dynamique" selon l'INSEE. Effectivement, les chefs d'entreprises qualifieraient "la plupart des déterminants de l'investissement" comme " moins favorables pour 2012", toujours selon L'INSEE. En effet, avant d'investir, les entrepreneurs se doivent d'analyser et de prévoir une multitudes d'éléments comme la demande anticipée, le taux d'intérêt... Ainsi, si le chef d'entreprise estime que la demande anticipée, c'est à dire la demande prévue, est importante et que le taux d'intérêt, étant le coût de son emprunt, est faible et plus généralement si son profit escompté est important, il va inéluctablement investir.

   A l'inverse, ces dernières années, malgré un taux d'intérêt faible, l'investissement des entreprises est resté relativement faible, ce qui s'explique par une faible consommation, c'est à dire une faible demande, soit des perspectives de profit très faible pour l'entrepreneur et ainsi très peu d'encouragement à investir.

   Pour ce qui est des ménages, la conjoncture suscitant un climat où la confiance est loin d'être à son paroxysme, une grande partie préfère l'épargne à la consommation. Ainsi, à l'heure actuelle, l'investissement, étant déjà auparavant significatif de risques, l'est d'autant plus.

   De plus, dans un pays développé comme la France, l'investissement n'est parfois pas suffisant pour relancer la croissance. En effet, arriver à un certain niveau, investir n'est plus rentable, c'est ce que l'on appelle la loi des rendements décroissants. Ainsi, dans ce cas de figure, c'est l'investissement de productivité que va devoir effectuer l'entrepreneur, c'est à dire, investir dans des machines plus performantes qui sont le fruit d'un progrès technique.

   Ainsi, c'est la somme de ces investissements de productivité et donc le progrès technique qui va pouvoir conduire vers une relance de la croissance, au niveau macroéconomique, mais à la seule condition que la consommation s'accroisse.

                                                                                                                                 K.G

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 01:17

   A moins de 3 mois de l'échéance électorale, le chef de l'Etat, qui s'était engagé à mettre en place la taxe Tobin, n'en a jamais été aussi proche. Cette taxe, inventée par James Tobin en 1972, consiste en une taxation de l'ensemble des transactions financières. Pourtant, Nicolas Sarkozy, il y a 12 ans avait qualifié cette taxe "d'absurdité". Pour quelles raisons a t-il changé d'avis ? Quelles sont les points positifs et négatifs de cette mesure ?

 

   En ces temps de crise, tous les moyens sont bons pour réduire la dette publique, c'est sans doute, la raison principale du changement d'avis radical du chef de l'Etat. Effectivement, toujours dans cette logique, Nicolas Sarkozy, devrait, entre autres, annoncer ce soir une hausse de 1.6 point de la TVA. Le président semble donc être dans une optique de taxation afin de rééquilibrer à tout prix le budget Français, ce qui explique cette prise de position favorable par rapport à la taxe sur les transactions financières.

   A noter, que l'Assemblée nationale a déja adopté le principe d'une taxation des transactions financières en novembre 2001 mais à deux conditions, une entrée en vigueur seulement si les autres pays de l'Union Européenne l'adopte et un montant maximal de 0.1 % sur les transactions financières internationales.

   L'annonce de la probable mise en place de cette mesure continue d'être fortement remise en cause, néanmoins, Nicolas Sarkozy a affirmé que la France "n'attendra pas que tous les autres soient d'accord pour la mettre en oeuvre", il semble donc être particulièrement convaincu de la réussite de la mesure. Effectivement, la taxe créée par le prix Nobel d'économie de 1981, peut paraître tout à fait appropriée à la situation actuelle. En effet, cette mesure prévoit d'appliquer une taxe infime sur l'ensemble des transactions financières, pour, dans un premier temps, bénéficier d'importantes rentrées d'argent. Selon une étude de 99 Partners Advisory, une taxe de 0.0085 % sur toutes les transactions financières pourrait rapporter 12.5 milliards d'euros par an à la France, soit plus de deux fois le déficit de la branche maladie de la sécurité sociale. Puis, dans un second temps, cette mesure permettrait de réguler les marchés financiers en décourageant la spéculation excessive. La taxe Tobin, représenterait ainsi, de nouvelles ressources fiscales loin d'être négligeables et une réduction de la spéculation excessive freinant l'instabilité des marchés.

   Cependant, la mesure présente quelques limites. En effet, le président souhaite une mise en oeuvre rapide de cette taxe en raison des présidentielles qui approchent à grands pas. Toutefois, l'Allemagne, qui n'est pas contre cette taxe, souhaite obtenir un consensus à propos de cette mesure au sein de l'Union Européenne. Or, l'obtention de ce consensus entre les 27 semble compromis puisque l'Angleterre y est hostile en raison d'une taxe similaire déjà existante dans ce pays, appelée la "Stamp Duty Reserve Tax". De plus, d'autres pays pourraient suivre l'Angleterre comme le Danemark qui considère que si seule l'Union Européenne met en oeuvre la taxe Tobin, cela pourrait s'avérer être un danger économique. Autrement dit, un consensus au sein de l'Union Européenne dans les 3 mois à venir semble irréalisable. Ainsi, si le chef de l'Etat, désire continuer et instaurer cette taxe coûte que coûte, il devra certainement le faire seulement en France, au moins dans un premier temps. Or, dans ce cas de figure, la finance étant un secteur omniprésent de nos jours, nous pourrions assister à des destructions d'emplois massives et à une fuite des capitaux.

   Ainsi, excepté si la France parvient à imposer sa vision au monde et en particulier à l'Union Européenne, la taxe Tobin permettrait à court terme des ressources fiscales importantes, mais à moyen et à long terme pénaliserait le système financier Français et de façon inéluctable son économie.

                                                                                                                         K.G

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 21:39

   Dans un contexte de crise économique mondiale et de croissance zéro en France, les termes rigueur ou encore austérité sont devenus de simples banalités. Néanmoins, lorsque nous savons que la consommation est l'un des principaux moteurs de la croissance économique, ces plans d'austérité s'avèrent être paradoxaux.

 

   En effet, à 3 mois jour pour jour des élections présidentielles, nos hommes politiques s'obstinent à trouver le meilleur plan de rigueur qu'il soit afin de diminuer la dette Française. Dans ce but, plusieurs mesures furent observées ces derniers temps comme le relèvement du taux réduit de 5.5% de la TVA à un taux intermédiaire de 7% (hormis sur les produits de première nécessité) ou comme la probable instauration de la TVA sociale. Toutefois, ces mesures présentées comme les solutions au rééquilibrage des budgets publics, accentuent la diminution du pouvoir d'achat des Français et ainsi, la baisse de la consommation.

   De plus, ce climat de restriction, pèse sur le moral et sur la confiance des Français qui, pour la plupart, consomment le moins possible et préfèrent épargner. Effectivement, selon l'INSEE, au troisième trimestre de 2011, le taux d'épargne des Français était de 17.1%. Autrement dit, les Français épargnent en moyenne, 17.1 % de leurs revenus après impôts.

   La baisse du pouvoir d'achat et la hausse du taux d'épargne engendrent donc une baisse de la consommation en France et donc presque inévitablement, une croissance qui tend vers zéro. En effet, une baisse de la consommation équivaut à une baisse de la demande qui conduit à une diminution de la production, qui, elle même, donne lieu à une hausse du chômage occasionnant ainsi une nouvelle diminution de la consommation des Français.

   Bien que schématique, c'est l'un des cercles vicieux dans lequel la France se trouve actuellement, en partie à cause de cette austérité. Ainsi, même si cela est plus difficile, il vaut mieux voir à long terme et tenter de relancer l'économie plutôt que de s'installer dans une rigueur à n'en plus finir.

                                                                                                                                       K.G

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Présentation

  • : Le blog de larticleduweekend
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  • : Le concept de ce blog est de profiter de mon temps libre en publiant un article chaque week-end. Je suis étudiant en première année d'AES et souhaite depuis le collège, devenir journaliste. Bien que ces articles soient amateurs, je considère ce blog comme un entraînement et les rédiger me permet d'acquérir une certaine expérience. J'aborderai certains thèmes qui me passionnent comme l'économie, la politique, le sport... Bonne lecture, et au week-end prochain !
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  • Kévin Gaignoux
  • Je suis étudiant en première année d'administration économique et sociale et me passionne pour l'économie, la politique, le sport... Je souhaite devenir journaliste.
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