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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 18:45

2,02 €. C'est le prix d'un litre de super 95 que proposait un garage parisien il y a quelques jours. Un prix encore jugé comme inatteignable il y a de cela quelques mois. Pourtant, Christophe de Margerie, PDG de Total, l'avait prédit, il y a près d'un an, et indiquait, dans un entretien, au Parisien - Aujourd'hui en France "le super à 2 euros, cela ne fait aucun doute. La vraie question, c'est quand ? Il faut espérer que cela n'arrive pas trop vite". Mais le PDG de Total n'est pas le seul à espérer que les prix à la pompe cessent de flamber. Les automobilistes sont eux aussi excédés par le prix du carburant, et ceci, les candidats aux élections présidentielles l'ont bien compris...

 

A si peu de temps du premier tour des élections, les candidats s'efforcent de trouver une solution à la hausse inéluctable du prix des carburants. En effet, les Français jugent déterminants les prix à la pompe comme en témoigne l'enquête de Toluna réalisée pour le magazine LSA de jeudi dernier, révélant que près d'un Français sur deux (49.8 %) estime que son vote pourrait être influencé par les propositions des candidats pour faire baisser le prix des carburants.

Pour commencer, François Bayrou a estimé que la solution à la hausse des prix à la pompe serait de "travailler sur le raffinage" qu'il ne juge "pas assez concurrentiel". Il a aussi ajouté "une partie [du prix du carburant] provient des taxes qui sont très importantes en France mais je ne vois pas qui va diminuer ces taxes alors que le budget de l'Etat est dans un tel état de déshérence. Personne ne prendra cette responsabilité". Et pourtant, c'est ce que propose François Hollande qui s'est déclaré favorable à un "blocage temporaire du prix de l'essence" ainsi qu'a un "rétablissement de la TIPP flottante qui permettrait de limiter l'effet des variations du cours du pétrole brut sur les prix à la pompe. Une solution que rejette Nicolas Sarkozy, affirmant que réduire de 2 centimes par litre la TIPP coûterait un milliard d'euros à l'Etat, et soulignant que "ce milliard, qui le paierait, si ce n'est le contribuable ?". Ce dernier incitant les Français à faire jouer la concurrence, a expliqué qu'il y a "des gens qui profitent de l'augmentation du pétrole" et a conseillé au Français de ne pas y aller mais de préférer "acheter [...] là ou c'est moins cher".

Plus récemment, le président-candidat a démontré vouloir faire baisser les carburants à court terme en étant prêt à puiser dans les réserves stratégiques de pétrole de la France.

Malgré ces propositions, Marine Le Pen estime que "Nicolas Sarkozy et François Hollande font preuve d'une légèreté coupable sur cette question" et promet de baisser de 20 centimes par litre environ, si elle accède au pouvoir. Elle qui n'admet pas que "l'automobiliste soit l'éternelle vache à lait du gouvernement", s'engage à réduire la TIPP de 20 % en la compensant par une sur-taxation des grands groupes pétroliers et gaziers.

Nicolas Dupont-Aignan souhaite lui, diminuer le carburant de 10 centimes par litre en ponctionnant les bénéfices des pétroliers et en baissant les taxes (4 centimes sur les bénéfices de Total, 4 centimes en baissant la TIPP et 2 centimes sur la TIPP attribuée aux régions). A noter que le candidat de Debout la République souhaite que l'Etat reprenne 33% du capital de Total.

Mélenchon lui va plus loin puisqu'il désire renationaliser Total dans le but de "diminuer la part des bénéfices que font les groupes pétroliers" et souhaite, tout comme François Hollande, plafonner le prix de l'essence. Nathalie Arthaud a elle déclaré, qu'il était nécessaire de "se servir dans les marges des pétroliers".

De plus, Eva Joly pratique une démarche plus écologique qu'économique en encourageant les automobilistes à développer une conduite économe ainsi qu'a développer des modes alternatifs (Marche, transports en commun, vélo...)

 Les électeurs n'ont plus que l'embarras du choix et trois semaines pour réfléchir...

                                                                                                                                K.G



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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 11:17

     A moins d'un mois du premier tour des élections présidentielles, chaque jour, de nouveaux sondages paraissent et prennent une place importante dans l'actualité quotidienne. Sont-ils vraiment fiables ? Jusqu'à quel point nous influencent-ils ?

 

     C'est en 1938 que le premier sondage en France fût réalisé. Depuis cette année, la place des sondages sur la scène médiatico-politique n'a cessé de prendre de l'ampleur pour devenir, de nos jours, un outil statistique incontournable. Un sondage d'opinion est un questionnaire auprès d'un échantillon d'individus représentatifs afin de proposer une estimation de la répartition de l'opinion de l'ensemble de la population. Tout est dit dans la définition, les sondages ne doivent pas être considérés comme une science exacte, mais plutôt comme une estimation. C'est d'ailleurs ce qu'affirment les instituts de sondages d'opinions en reconnaissant une marge d'erreur de 2 points de pourcentages pour des candidats aux alentours de 25%, soit la situation de François Hollande et de Nicolas Sarkozy actuellement. Ainsi, il faut voir dans les sondages une tendance et non pas des résultats exactes. Actuellement, il faut donc retenir des sondages d'opinions que "Nicolas Sarkozy et François Hollande sont dans un mouchoir de poche" comme l'explique le politologue Roland Cayrol.

     Ces marges d'erreurs, étant reconnues par les instituts de sondages eux-mêmes, ne peuvent permettre de dénoncer leur manque de fiabilité. Néanmoins, de multiples dérives tout au long de l'histoire des sondages d'opinions nous révèlent le contraire. En effet, Dominique Strauss Kahn, il y a quelques mois était annoncé président de la république avant même de se présenter, la suite des évènements, on le sait, ne donnera pas raison aux instituts de sondages. Jacques Delors, étant lui aussi favori des sondages pour les élections présidentielles de 1995 ne se présentera pas, Edouard Balladur quelques mois avant ces mêmes élections annoncé comme vainqueur, n'atteindra même pas le second tour... Les exemples ne manquent pas. Pourtant, les sondages sont toujours autant utilisés.

     Cette utilisation à outrance des sondages d'opinions nous influencent, une grande majorité est d'accord pour le dire. Mais de quelle manière ? Tout d'abord, les sondages simulant un scrutin présidentiel, classent les candidats, accordant plus ou moins de légitimité à chacun d'entres eux. Effectivement, si l'on prend l'exemple de Nicolas Sarkozy et de François Hollande, qui sont les deux récoltant le plus d'intentions de votes, leur statut virtuel de finaliste leur donne une certaine légitimité et fait surtout parler d'eux, pour au final les avantager. De plus, il faut savoir que quatres réactions relatives aux sondages sont observées. Deux types de réactions peu influencées par les sondages, à savoir les électeurs déterminés qui ne tiennent pas compte des sondages (une minorité), et ceux qui votent blanc ou qui s'abstiennent. Mais aussi et surtout, les citoyens qui ont tendance à voter pour les premiers dans les sondages ou au contraire, ceux qui souhaitent assister à une autre issue que celle prévue par les sondages et qui ne votent pas pour ceux récoltant le plus d'intentions de votes dans les sondages pour tenter d'inverser la tendance.

     Ainsi, alors que ces sondages d'opinions ne peuvent réellement être considérés comme fiables et en plus, influencent l'opinion publique, ces derniers continuent d'être utilisé à outrance car ils sont désormais totalement ancré dans le système médiatico-politique et sont devenus incontournables.

                                                                                                                                 K.G

 

 


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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 09:23

       Ce lundi, Luc Chatel, ministre de l'Education nationale a présenté les évolutions possibles que le baccalauréat pourrait subir dès 2014. Le but principal de cette réforme serait de rendre au diplôme napoléonien son prestige quelque peu perdu. Pourquoi cette perte de prestige ? Le bac est-il toujours utile ?

 

     Luc Chatel l'a certifié, "l'examen du bac est à bout de souffle et nécessite une réforme". Le ministre a décidé de se lancer dans un rajeunissement du bac dès 2014 à condition que les élections présidentielles ne changent pas la donne. Le but étant de combattre les fraudes et surtout de rendre son prestige au diplôme napoléonien, de nombreuses mesures furent évoquées. En effet, Luc Chatel a abordé plusieurs solutions pour restaurer l'image du bac comme diminuer les épreuves facultatives et les options, instaurer des notes éliminatoires dans les disciplines fondamentales, accorder plus de place au contrôle continu...

     Mais comment un tel symbole de la République Française a t-il pu en arriver là ? Ces 30 dernières années, la société étant dans une optique d'égalité des chances pour tous et percevant les études longues comme étant supérieures, une massification scolaire fût indéniablement observée. Autrement dit, les filières courtes ou professionnelles furent, au fil du temps, de plus en plus dénigrées et au contraire les longues études, prestigieuses, furent placées sur un piédestal. Par ailleurs, cette massification scolaire s'est accompagnée d'une diminution progressive du niveau du baccalauréat, l'objectif étant de permettre à la majorité d'obtenir ce diplôme si convoité. Effectivement, selon le ministère de l'éducation nationale, en 1980, plus de 200 000 personnes étaient diplômés du bac contre plus de 500 000 lauréats de nos jours, soit plus du double en trois décennies.

     Toutefois, cette massification, au lieu d'être bénéfique pour la société comme cela était escompté, apparaît aujourd'hui comme un réel problème rendant cette réforme presque inévitable. En effet, le baccalauréat coûte relativement cher (environ 50 millions d'euros) et n'a que peu d'utilité si ce n'est un rôle d'autorisation de poursuite de ses études. Effectivement, François Dubet, sociologue Français, compare le baccalauréat à la tour Eiffel en expliquant que "comme elle, il ne sert à rien mais c'est un symbole dont on ne peut se passer". De plus, cette massification en filières générales et technologiques ne signifie pas que d'autres filières moins théoriques, comme les bac professionnels, n'existent plus. Néanmoins, ces filières professionnelles sont elles aussi victimes de la massification scolaire. "Il est presque impossible pour nous d'intégrer des BTS en formation initiale à moins d'avoir une excellente moyenne" me confiait Axel, élève de Bac professionnel commerce aux alentours de Rennes.

     De surcroît, les étudiants ne sont pas au bout de leurs peines, puisqu'une nouvelle fois en raison de cette massification, on assiste dans le monde professionnel à un phénomène de déclassement. C'est à dire que les diplômés étant trop nombreux par rapport à l'évolution de la structure des emplois, les employeurs vont engager des employés surqualifiés. Autrement dit, si un emploi nécéssite un niveau bac, en raison de la massification, l'employeur engagera sans aucun doute un individu ayant une qualification bac +2.

     Ainsi, en règle générale, ce sont les moins qualifiés qui vont être les plus pénalisés en se retrouvant majoritairement au chômage, ce qui expose clairement les limites d'un système Français où les diplômes priment.

                                                                                                                                  K.G

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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 19:13

     Ce mercredi, à l'occasion de l'annonce de sa candidature pour les élections présidentielles sur tf1, Nicolas Sarkozy, après s'être souvenu des propos de Lionel Jospin qui avait selon lui affirmé, « on y peut rien contre le chômage » a assuré « moi j'ai pas été élu pour dire on y peut rien ». Mais quelles solutions s'offrent à nos hommes politiques pour combattre ce chômage qui persiste comme étant incoercible ?

 

     Une baisse des salaires perçu par les salariés est nécessaire pour obtenir le plein emploi. C'est ainsi que les néo-classiques pensent pouvoir lutter contre le chômage de masse. En effet, pour ces derniers, que l'on peut aussi qualifier de libéraux, il existe un marché du travail capable de s'autoréguler et où l'offre de travail (les employés potentiels) s'ajuste avec la demande de travail (l'employeur) pour arriver à un salaire d'équilibre. Ainsi, lorsque nous sommes dans un cas de figure où l'offre de travail est bien plus importante que la demande de travail, comme actuellement en France, les salaires en général doivent obligatoirement tendre à la baisse si l'on veut éviter un chômage de masse persistant, selon les néo-classiques. Cependant, de nombreuses rigidités limitent la soit disante autorégulation du marché, tel que le SMIC. Effectivement, si le salaire d'équilibre du marché du travail s'avère être plus faible que le SMIC, il ne pourra être atteint, ce qui ne pourra favoriser l'emploi. Selon les libéraux, il est donc nécessaire de prôner une flexibilité maximum du marché du travail pour favoriser l'emploi. Toutefois, cette solution comporte quelques limites, car bien que le pouvoir d'achat des Français resterait sans doute presque similaire puisque les prix baisseraient de façon mécanique, proportionnellement aux salaires, les Français accepteraient difficilement de voir baisser leurs salaires. En effet, John Maynard Keynes disait que "la main-d'oeuvre stipule (dans une certaine limite) en salaires nominaux plutôt qu'en salaires réels", c'est à dire que la majorité des citoyens Français ne toléreraient pas la baisse de leurs salaires malgré la stabilisation du pouvoir d'achat. De plus, le pouvoir d'achat des Français diminuerait inéluctablement dans les autres pays, si la France était la seule à connaître une baisse générale de ses salaires nominaux.

     Keynes, qui réfute l'idée d'un marché qui s'autorégule et qui prône l'intervention de l'état pour réguler le marché du travail, est l'un des premiers à employer la notion de chômage involontaire. En effet, selon lui, dans la majeure partie des cas, l'offre de travail est supérieure à la demande de travail, ce qui signifie que certaines personnes souhaitant travailler, sont au chômage car le marché du travail n'offre plus d'emplois. Ainsi, dans une telle conjoncture, la solution pour se rapprocher du plein emploi est de faire en sorte que le marché du travail offre des emplois supplémentaires, et ceci n'est possible selon Keynes, que grâce à une intervention de l'état. En effet, l'économiste brittanique prône une rigidification à la baisse des salaires en mettant en place des salaires minimums et une hausse des revenus dans la mesure du possible afin de relancer la consommation. A noter que cette relance de la consommation ne pourra être une réussite seulement si les salariés profitent de cette hausse de revenus pour consommer et non pour épargner. Cette hausse de la consommation potentielle, pourra ainsi créer des nouvelles perspectives de marché pour les entrepreneurs et les incitera à investir. Ajoutons à ces investissements, l'investissement que devrait effectuer l'Etat selon Keynes, et tout ceci va inévitablement créer des emplois à pourvoir, selon lui. Cependant, dans la conjoncture économique dans laquelle la France se trouve de nos jours, augmenter les dépenses s'avère délicat.

     Enfin, la baisse des charges sociales est elle aussi l'une des principales solutions au chômage et s'avère être la plus actuelle. Il faut dire que cette mesure présente de multiples aspects favorables à l'emploi. En effet, si l'on diminue les charges sociales qui sont l'une des composantes des salaires, ces derniers devraient presque inévitablement diminuer et ainsi réduire le coût du travail. Cette réduction du coût du travail va permettre aux entreprises d'être plus compétitives par rapport à celles des pays voisins, mais va aussi les inciter à recruter des employés plutôt qu'à investir dans du capital. De plus, la compétitivité des entreprises va engendrer une hausse de la demande, soit une augmentation de la production et ainsi des créations d'emplois. Toutefois, ces charges sociales permettent de financer la protection sociale, le manque à gagner devra donc être prélevé d'une autre manière si la France souhaite conserver ses prestations sociales. De plus, l'amélioration de la compétitivité semble être relativement faible et ne permettra sans doute pas aux entreprises de lutter avec celles de tous les pays Européens et encore moins avec les pays dans lesquelles la main d'oeuvre est bon marché.

     Ainsi, il existe des solutions pour réduire le chômage de masse que connaît la France actuellement et celles ci ne sont que les principales. Néanmoins, les solutions comportent toujours des aspects négatifs et sont difficilement applicables.

                                                                                                                         K.G

 

  

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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 12:45

     La démocratie est un régime politique dans lequel le pouvoir est détenu par le peuple, sans qu'il y ait de distinctions dues à la richesse, la naissance... On parle plus simplement de deux principes de la démocratie, Liberté et Égalité, qui sont communs à la devise Française. En effet, la France est considérée comme une démocratie représentative. Mais pouvons-nous toujours parler de démocratie Française de nos jours ? C'est la question à laquelle nous allons tenter de répondre en établissant des liens entre la théorie et les faits.

 

     Tout d'abord, le principe premier de la démocratie est que le peuple doit disposer du pouvoir, ce qui semble être le cas en France. Effectivement, tout citoyens Français peut s'exprimer en votant pour ceux qu'il estime les meilleurs représentants de ses idées. Cependant, ces représentants ne peuvent incarner l'idéal de chacun des citoyens, ce qui révèle une certaine limite à la démocratie représentative. Afin de résoudre ce problème de représentativité qui ne peut que subsister et ainsi souligner une démocratie bien portante, il serait nécessaire de consulter l'avis du peuple par l'intermédiaire de référendums. Pourtant, depuis 1958, seulement 10 référendums ont eu lieu en France, le dernier remontant à 2005.

De plus, pour que le peuple continue de détenir le pouvoir, il est important qu'il ne se désintéresse pas de celui-ci. En effet, Alexis de Tocqueville disait "Ce qui met en danger la société, ce n'est pas la grande corruption de quelques-uns, c'est le relâchement de tous". Autrement dit, la démocratie peut être mise en danger, non pas par l'immoralité de certains, mais par le désintérêt de tous vis-a-vis de la vie politique. Or, de nos jours, une certaine résignation semble s'installer par rapport à la vie politique ce qui explique sans aucun doute les taux d'abstentions considérables mesurés. Effectivement, pour le premier tour des élections cantonales de 2011, 55.6% des citoyens se sont abstenus contre 35.1% en 2008, selon TNS. En clair, en l'espace de trois ans, la société Française est passée de plus d'un citoyen sur trois décidant de s'abstenir à plus d'un citoyen sur deux. Ainsi, le peuple Français peut détenir un minimum de pouvoir (bien que limité), mais a tendance à se désintéresser de la vie politique et donc à mettre en danger la démocratie dont il est censé bénéficier.

     Le pluralisme politique est un autre principe de la démocratie et semble, à première vue, être respecté en France. Effectivement, une multiplicité de partis composent la scène politique (Front de gauche, Debout la république, Mouvement démocrate, Front national, Parti socialiste, Europe écologie les verts, Union pour un mouvement populaire...) avec chacun un représentant pour l'élection présidentielle (J.L Mélanchon, N. Dupont-Aignant, F. Bayrou, M. Le Pen, F. Hollande, E. Joly, N. Sarkozy...). Toutefois, le pluralisme politique Français peut être nuancé. En effet, depuis la Ve république, on constate que l'organisation de la scène politique a tendance à s'articuler autour de deux blocs opposés qui sont la gauche et la droite et plus particulièrement de nos jours, l'UMP et le PS. Ce phénomène que l'on peut nommer comme étant une bipolarisation, semble perdurer actuellement puisque les sondages, recensant les intentions de vote des Français, prévoient François Hollande (PS) récoltant le plus de voix au premier tour, suivi de Nicolas Sarkozy (UMP). Effectivement, l'enquête d'IFOP-Fiducial du 9 février annonce 30% d'intentions de vote pour François Hollande et 25% pour Nicolas Sarkozy au premier tour. Ainsi, le pluralisme politique en France est bien réel, malgré cela, la constatation d'une certaine bipolarisation est indéniable.

     D'autres part, l'égalité pour chacun des citoyens est l'un des fondement de la démocratie que la France utilise comme étant la valeur principale de l'Etat. Pour autant, on ne peut parler de fluidité sociale ou encore de méritocratie mais plutôt de reproduction sociale. En effet, en 2003, selon l'INSEE, 52% des hommes âgés de 40 à 59 ans fils de cadres le sont devenus eux aussi, contre 10% des fils d'ouvriers. Ceci démontre inéluctablement que tous les hommes ne naissent pas égaux comme on peut le prétendre et qu'il y a une certaine prédétermination de chacun des citoyens au vu de leurs origines. Néanmoins, le fait de monter socialement parlant, n'est pas impossible mais cela induira plus de difficultées qu'il ne devrait dans un contexte d'égalité parfaite comme une démocratie le prévoit théoriquement.

     Ainsi, dire que la France n'est plus une démocratie serait démesuré, cependant, tout ceci nous prouve que la démocratie en pratique s'avère être bien différente qu'en théorie en France.

                                                                                                                                         K.G

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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 16:06

   Dans la conjoncture économique de la France, la croissance est devenue un véritable indicateur de sa situation. Étant aux alentours de zéro, tous les moyens sont bons pour la relancer. Nous allons étudier l'un des facteurs permettant cette relance, qui est l'investissement, et tenterons d'expliquer pourquoi les ménages, ou les entreprises, n'investissent plus.

 

   L'investissement, engendrant plus de production et créant, la plupart du temps, des emplois, relance inévitablement la croissance. Pour autant, en 2012, l'investissement, qu'il soit réalisé par les entreprises, les administrations publiques ou par les ménages, serait "moins dynamique" selon l'INSEE. Effectivement, les chefs d'entreprises qualifieraient "la plupart des déterminants de l'investissement" comme " moins favorables pour 2012", toujours selon L'INSEE. En effet, avant d'investir, les entrepreneurs se doivent d'analyser et de prévoir une multitudes d'éléments comme la demande anticipée, le taux d'intérêt... Ainsi, si le chef d'entreprise estime que la demande anticipée, c'est à dire la demande prévue, est importante et que le taux d'intérêt, étant le coût de son emprunt, est faible et plus généralement si son profit escompté est important, il va inéluctablement investir.

   A l'inverse, ces dernières années, malgré un taux d'intérêt faible, l'investissement des entreprises est resté relativement faible, ce qui s'explique par une faible consommation, c'est à dire une faible demande, soit des perspectives de profit très faible pour l'entrepreneur et ainsi très peu d'encouragement à investir.

   Pour ce qui est des ménages, la conjoncture suscitant un climat où la confiance est loin d'être à son paroxysme, une grande partie préfère l'épargne à la consommation. Ainsi, à l'heure actuelle, l'investissement, étant déjà auparavant significatif de risques, l'est d'autant plus.

   De plus, dans un pays développé comme la France, l'investissement n'est parfois pas suffisant pour relancer la croissance. En effet, arriver à un certain niveau, investir n'est plus rentable, c'est ce que l'on appelle la loi des rendements décroissants. Ainsi, dans ce cas de figure, c'est l'investissement de productivité que va devoir effectuer l'entrepreneur, c'est à dire, investir dans des machines plus performantes qui sont le fruit d'un progrès technique.

   Ainsi, c'est la somme de ces investissements de productivité et donc le progrès technique qui va pouvoir conduire vers une relance de la croissance, au niveau macroéconomique, mais à la seule condition que la consommation s'accroisse.

                                                                                                                                 K.G

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 01:17

   A moins de 3 mois de l'échéance électorale, le chef de l'Etat, qui s'était engagé à mettre en place la taxe Tobin, n'en a jamais été aussi proche. Cette taxe, inventée par James Tobin en 1972, consiste en une taxation de l'ensemble des transactions financières. Pourtant, Nicolas Sarkozy, il y a 12 ans avait qualifié cette taxe "d'absurdité". Pour quelles raisons a t-il changé d'avis ? Quelles sont les points positifs et négatifs de cette mesure ?

 

   En ces temps de crise, tous les moyens sont bons pour réduire la dette publique, c'est sans doute, la raison principale du changement d'avis radical du chef de l'Etat. Effectivement, toujours dans cette logique, Nicolas Sarkozy, devrait, entre autres, annoncer ce soir une hausse de 1.6 point de la TVA. Le président semble donc être dans une optique de taxation afin de rééquilibrer à tout prix le budget Français, ce qui explique cette prise de position favorable par rapport à la taxe sur les transactions financières.

   A noter, que l'Assemblée nationale a déja adopté le principe d'une taxation des transactions financières en novembre 2001 mais à deux conditions, une entrée en vigueur seulement si les autres pays de l'Union Européenne l'adopte et un montant maximal de 0.1 % sur les transactions financières internationales.

   L'annonce de la probable mise en place de cette mesure continue d'être fortement remise en cause, néanmoins, Nicolas Sarkozy a affirmé que la France "n'attendra pas que tous les autres soient d'accord pour la mettre en oeuvre", il semble donc être particulièrement convaincu de la réussite de la mesure. Effectivement, la taxe créée par le prix Nobel d'économie de 1981, peut paraître tout à fait appropriée à la situation actuelle. En effet, cette mesure prévoit d'appliquer une taxe infime sur l'ensemble des transactions financières, pour, dans un premier temps, bénéficier d'importantes rentrées d'argent. Selon une étude de 99 Partners Advisory, une taxe de 0.0085 % sur toutes les transactions financières pourrait rapporter 12.5 milliards d'euros par an à la France, soit plus de deux fois le déficit de la branche maladie de la sécurité sociale. Puis, dans un second temps, cette mesure permettrait de réguler les marchés financiers en décourageant la spéculation excessive. La taxe Tobin, représenterait ainsi, de nouvelles ressources fiscales loin d'être négligeables et une réduction de la spéculation excessive freinant l'instabilité des marchés.

   Cependant, la mesure présente quelques limites. En effet, le président souhaite une mise en oeuvre rapide de cette taxe en raison des présidentielles qui approchent à grands pas. Toutefois, l'Allemagne, qui n'est pas contre cette taxe, souhaite obtenir un consensus à propos de cette mesure au sein de l'Union Européenne. Or, l'obtention de ce consensus entre les 27 semble compromis puisque l'Angleterre y est hostile en raison d'une taxe similaire déjà existante dans ce pays, appelée la "Stamp Duty Reserve Tax". De plus, d'autres pays pourraient suivre l'Angleterre comme le Danemark qui considère que si seule l'Union Européenne met en oeuvre la taxe Tobin, cela pourrait s'avérer être un danger économique. Autrement dit, un consensus au sein de l'Union Européenne dans les 3 mois à venir semble irréalisable. Ainsi, si le chef de l'Etat, désire continuer et instaurer cette taxe coûte que coûte, il devra certainement le faire seulement en France, au moins dans un premier temps. Or, dans ce cas de figure, la finance étant un secteur omniprésent de nos jours, nous pourrions assister à des destructions d'emplois massives et à une fuite des capitaux.

   Ainsi, excepté si la France parvient à imposer sa vision au monde et en particulier à l'Union Européenne, la taxe Tobin permettrait à court terme des ressources fiscales importantes, mais à moyen et à long terme pénaliserait le système financier Français et de façon inéluctable son économie.

                                                                                                                         K.G

 

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 21:39

   Dans un contexte de crise économique mondiale et de croissance zéro en France, les termes rigueur ou encore austérité sont devenus de simples banalités. Néanmoins, lorsque nous savons que la consommation est l'un des principaux moteurs de la croissance économique, ces plans d'austérité s'avèrent être paradoxaux.

 

   En effet, à 3 mois jour pour jour des élections présidentielles, nos hommes politiques s'obstinent à trouver le meilleur plan de rigueur qu'il soit afin de diminuer la dette Française. Dans ce but, plusieurs mesures furent observées ces derniers temps comme le relèvement du taux réduit de 5.5% de la TVA à un taux intermédiaire de 7% (hormis sur les produits de première nécessité) ou comme la probable instauration de la TVA sociale. Toutefois, ces mesures présentées comme les solutions au rééquilibrage des budgets publics, accentuent la diminution du pouvoir d'achat des Français et ainsi, la baisse de la consommation.

   De plus, ce climat de restriction, pèse sur le moral et sur la confiance des Français qui, pour la plupart, consomment le moins possible et préfèrent épargner. Effectivement, selon l'INSEE, au troisième trimestre de 2011, le taux d'épargne des Français était de 17.1%. Autrement dit, les Français épargnent en moyenne, 17.1 % de leurs revenus après impôts.

   La baisse du pouvoir d'achat et la hausse du taux d'épargne engendrent donc une baisse de la consommation en France et donc presque inévitablement, une croissance qui tend vers zéro. En effet, une baisse de la consommation équivaut à une baisse de la demande qui conduit à une diminution de la production, qui, elle même, donne lieu à une hausse du chômage occasionnant ainsi une nouvelle diminution de la consommation des Français.

   Bien que schématique, c'est l'un des cercles vicieux dans lequel la France se trouve actuellement, en partie à cause de cette austérité. Ainsi, même si cela est plus difficile, il vaut mieux voir à long terme et tenter de relancer l'économie plutôt que de s'installer dans une rigueur à n'en plus finir.

                                                                                                                                       K.G

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Présentation

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  • : Le concept de ce blog est de profiter de mon temps libre en publiant un article chaque week-end. Je suis étudiant en première année d'AES et souhaite depuis le collège, devenir journaliste. Bien que ces articles soient amateurs, je considère ce blog comme un entraînement et les rédiger me permet d'acquérir une certaine expérience. J'aborderai certains thèmes qui me passionnent comme l'économie, la politique, le sport... Bonne lecture, et au week-end prochain !
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  • Kévin Gaignoux
  • Je suis étudiant en première année d'administration économique et sociale et me passionne pour l'économie, la politique, le sport... Je souhaite devenir journaliste.
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