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19 février 2012 7 19 /02 /février /2012 19:13

     Ce mercredi, à l'occasion de l'annonce de sa candidature pour les élections présidentielles sur tf1, Nicolas Sarkozy, après s'être souvenu des propos de Lionel Jospin qui avait selon lui affirmé, « on y peut rien contre le chômage » a assuré « moi j'ai pas été élu pour dire on y peut rien ». Mais quelles solutions s'offrent à nos hommes politiques pour combattre ce chômage qui persiste comme étant incoercible ?

 

     Une baisse des salaires perçu par les salariés est nécessaire pour obtenir le plein emploi. C'est ainsi que les néo-classiques pensent pouvoir lutter contre le chômage de masse. En effet, pour ces derniers, que l'on peut aussi qualifier de libéraux, il existe un marché du travail capable de s'autoréguler et où l'offre de travail (les employés potentiels) s'ajuste avec la demande de travail (l'employeur) pour arriver à un salaire d'équilibre. Ainsi, lorsque nous sommes dans un cas de figure où l'offre de travail est bien plus importante que la demande de travail, comme actuellement en France, les salaires en général doivent obligatoirement tendre à la baisse si l'on veut éviter un chômage de masse persistant, selon les néo-classiques. Cependant, de nombreuses rigidités limitent la soit disante autorégulation du marché, tel que le SMIC. Effectivement, si le salaire d'équilibre du marché du travail s'avère être plus faible que le SMIC, il ne pourra être atteint, ce qui ne pourra favoriser l'emploi. Selon les libéraux, il est donc nécessaire de prôner une flexibilité maximum du marché du travail pour favoriser l'emploi. Toutefois, cette solution comporte quelques limites, car bien que le pouvoir d'achat des Français resterait sans doute presque similaire puisque les prix baisseraient de façon mécanique, proportionnellement aux salaires, les Français accepteraient difficilement de voir baisser leurs salaires. En effet, John Maynard Keynes disait que "la main-d'oeuvre stipule (dans une certaine limite) en salaires nominaux plutôt qu'en salaires réels", c'est à dire que la majorité des citoyens Français ne toléreraient pas la baisse de leurs salaires malgré la stabilisation du pouvoir d'achat. De plus, le pouvoir d'achat des Français diminuerait inéluctablement dans les autres pays, si la France était la seule à connaître une baisse générale de ses salaires nominaux.

     Keynes, qui réfute l'idée d'un marché qui s'autorégule et qui prône l'intervention de l'état pour réguler le marché du travail, est l'un des premiers à employer la notion de chômage involontaire. En effet, selon lui, dans la majeure partie des cas, l'offre de travail est supérieure à la demande de travail, ce qui signifie que certaines personnes souhaitant travailler, sont au chômage car le marché du travail n'offre plus d'emplois. Ainsi, dans une telle conjoncture, la solution pour se rapprocher du plein emploi est de faire en sorte que le marché du travail offre des emplois supplémentaires, et ceci n'est possible selon Keynes, que grâce à une intervention de l'état. En effet, l'économiste brittanique prône une rigidification à la baisse des salaires en mettant en place des salaires minimums et une hausse des revenus dans la mesure du possible afin de relancer la consommation. A noter que cette relance de la consommation ne pourra être une réussite seulement si les salariés profitent de cette hausse de revenus pour consommer et non pour épargner. Cette hausse de la consommation potentielle, pourra ainsi créer des nouvelles perspectives de marché pour les entrepreneurs et les incitera à investir. Ajoutons à ces investissements, l'investissement que devrait effectuer l'Etat selon Keynes, et tout ceci va inévitablement créer des emplois à pourvoir, selon lui. Cependant, dans la conjoncture économique dans laquelle la France se trouve de nos jours, augmenter les dépenses s'avère délicat.

     Enfin, la baisse des charges sociales est elle aussi l'une des principales solutions au chômage et s'avère être la plus actuelle. Il faut dire que cette mesure présente de multiples aspects favorables à l'emploi. En effet, si l'on diminue les charges sociales qui sont l'une des composantes des salaires, ces derniers devraient presque inévitablement diminuer et ainsi réduire le coût du travail. Cette réduction du coût du travail va permettre aux entreprises d'être plus compétitives par rapport à celles des pays voisins, mais va aussi les inciter à recruter des employés plutôt qu'à investir dans du capital. De plus, la compétitivité des entreprises va engendrer une hausse de la demande, soit une augmentation de la production et ainsi des créations d'emplois. Toutefois, ces charges sociales permettent de financer la protection sociale, le manque à gagner devra donc être prélevé d'une autre manière si la France souhaite conserver ses prestations sociales. De plus, l'amélioration de la compétitivité semble être relativement faible et ne permettra sans doute pas aux entreprises de lutter avec celles de tous les pays Européens et encore moins avec les pays dans lesquelles la main d'oeuvre est bon marché.

     Ainsi, il existe des solutions pour réduire le chômage de masse que connaît la France actuellement et celles ci ne sont que les principales. Néanmoins, les solutions comportent toujours des aspects négatifs et sont difficilement applicables.

                                                                                                                         K.G

 

  

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Published by Kévin Gaignoux - dans Economie
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commentaires

Yvonne 31/12/2015 13:43

Bonjour,
Ce n'est pas du tout facile de se débarrasser du chômage. Et on a des difficultés à se faire embaucher même avec un diplôme. De toute façon ,c'est un problème sans issue si on attend le gouvernement. C'est cela qui m'a poussé à devenir auto-entrepreneur. Et j'avoue que sans les conseils de Gabrielle≈ Gagnersonargent.fr, je ne serai pas parvenue.

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  • : Le concept de ce blog est de profiter de mon temps libre en publiant un article chaque week-end. Je suis étudiant en première année d'AES et souhaite depuis le collège, devenir journaliste. Bien que ces articles soient amateurs, je considère ce blog comme un entraînement et les rédiger me permet d'acquérir une certaine expérience. J'aborderai certains thèmes qui me passionnent comme l'économie, la politique, le sport... Bonne lecture, et au week-end prochain !
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  • Kévin Gaignoux
  • Je suis étudiant en première année d'administration économique et sociale et me passionne pour l'économie, la politique, le sport... Je souhaite devenir journaliste.
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