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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 12:47

      2ème de Bundesliga, finaliste de la Champions League et de la Coupe d'Allemagne... Le Bayern Munich version 2011-2012, pourtant auteur d'une bonne saison, n'était pas parvenu à décrocher un seul titre et signait ainsi, une nouvelle saison blanche. Néanmoins, la victoire en début de saison face à Dortmund (2-1) à l'occasion de la Supercoupe d'Allemagne, semble avoir donné une toute autre dynamique à cette saison...

 

      Et si 2013 était enfin l'année du Bayern ? C'est sans doute ce que se disent les supporters bavarois, qui ont de bonnes raisons d'y croire. En effet, le Bayern, ultra dominateur tout au long de la Bundesliga, vient d'être sacré ce samedi champion d'Allemagne dès la 28ème journée. Un record. Mais attention, car ce titre, qui ne figurait plus dans le palmarès du club depuis la saison 2009-2010, ne pourrait être que le début d'une saison exceptionnelle.

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Heynckes et ses joueurs. Une image de joie que l'on risque de revoir au cours de la saison.

 

     Avec déjà 2 titres à son actif (Supercoupe d'Allemagne et Bundesliga), le club Munichois pourrait même faire un carton plein. Encore en lice en Coupe d'Allemagne (demi-finale), les bavarois ont également pris une option pour la demi-finale de la Champions League en s'imposant 2-0 face à la Juve. Et cette coupe aux grandes oreilles, qui échappe au club depuis 2001, signerait une consécration européenne et permettrait la réalisation d'une saison parfaite.

      Un titre qui est loin d'être inaccessible vu la forme du moment. Comme en témoigne la punition infligée à Hambourg samedi dernier (9-2). De plus, déjà finaliste l'an dernier contre Chelsea (voir résumé), le Bayern semble encore meilleur cette saison.

Défensivement très solide (13 buts encaissés en 28 journées de championnat), l'équipe de Jupp Heynckes produit un jeu séduisant et n'a rien à envier aux meilleures équipes européennes, offensivement parlant. Aucune équipe allemande n'a d'ailleurs réussi à garder sa cage inviolé face au club cette saison. En bref, le Bayern réunit tous les arguments pour remporter la Champions League.

     Et si vraiment une équipe devait prendre le dessus sur les bavarois, ce serait sans doute le Real Madrid. Effectivement, le PSG, la Juve, Malaga et Dortmund, bien que talentueux, ne semblent pas au niveau cette saison pour remporter la compétition. Le Barca lui, si l'on en croit les résultats à l'aller face au Milan AC (2-0) et au PSG (2-2), ne paraît pas aussi transcendant qu'il l'a été auparavant.

     Rendez-vous donc à Wembley, le 25 mai prochain pour (peut-être) assister au sacre de l'une des meilleures saisons du Bayern. Comme quoi dans le football, les saisons se suivent et ne se ressemblent pas...

                                                                                                                                                                               K.G

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Published by Kévin Gaignoux - dans Football
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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 11:34

     Ouest France l'annonçait ce vendredi, "l'université de Rennes 2 manque de place et s'est lancée dans un imposant programme de rénovation et de création de nouvelles structures". Cependant, ce n'est pas le seul moyen que l'université a trouvé pour pallier à ce manque de place...

 

     En effet, "des mesures de sectorisation pour l'accès en 1ère année de Licence ont été votées [...] pour l'année 2013-2014" peut-on lire sur le site de l'université. En clair, sur des critères géographiques, qui se basent sur le lieu d'obtention du baccalauréat, certains étudiants n'auront pas le droit de s'y inscrire. Et cela concerne une bonne partie des étudiants français puisque le secteur se limite aux quatre départements bretons.

     Néanmoins, ces mesures votées par le CA de l'université, s'inscrivent - selon le site internet - "dans le but d'améliorer les conditions d'études dans certaines disciplines", probablement jugées trop importantes au niveau des effectifs. Cette sectorisation s'applique donc aux filières Arts du spectacle, Arts plastiques, Information-communication, Langues étrangères appliquées (Anglais-Espagnol) et Psychologie (hors enseignement à distance). La filière STAPS de Rennes, elle, n'accueillera en priorité, que les candidats en provenance d'Ille-et-Vilaine et du Morbihan.

     Les étudiants ayant obtenu leur baccalauréat hors de de la Bretagne ont toutefois la possibilité d'envoyer des demandes de dérogation qui seront étudiées en juin.

     Ce qui est sûr, c'est que si l'on en croit cette sectorisation et le réaménagement annoncé par Ouest France (Rennes 2 veut rénover et agrandir son campus), l'université Rennes 2 a vraisemblablement décidé de remédier au manque de place.

     A noter, que Rennes 1, pour la rentrée 2013, autorise seulement l'inscription en droit aux élèves de l'académie de Rennes et en PACES (Première année commune aux études de santé) aux bacheliers issus des départements 35, 22 et 56 (sauf dérogation).

                                                                                                                                              K.G

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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 19:53

     C'est désormais officiel, la Chine, deuxième puissance mondiale, a un nouveau président. Elu jeudi par le parlement, Xi Jinping a d'ailleurs effectué son tout premier discours solennel ce dimanche.

 

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Le nouveau et l'ancien Premier ministre Li Kegiang et Wen Jiabao derrière le président Xi Jinping le 15 mars 2013 au Palais du Peuple à Pékin (AFP, Wang Zhao)

 

     Xi Jinping. Retenez bien ce nom car c'est l'homme que le parlement chinois a élu à la présidence de la République jeudi. Li Keqiang lui, a été désigné chef du gouvernement le lendemain. Et c'est sans véritable surprise, que cette transition au pouvoir s'est établie.

     Effectivement, l'Etat chinois étant soumis au Parti communiste - parti unique - Xi Jinping et Li Keqiang, respectivement numéro un et deux, étaient fortement pressentis pour diriger le pays. Le Parlement a donc simplement approuvé les décisions du Parti communiste chinois (PCC), prises en novembre dernier.

     Ce qui est sûr, c'est qu'à 59 ans, Xi Jinping endosse le titre de chef de l'Etat et dispose ainsi de toutes les rênes du pouvoir pour les dix prochaines années. Toutefois, il ne décidera pas seul du destin du pays le plus peuplé au monde puisqu'il devra constamment chercher à obtenir un consensus au sein du comité permanent du Bureau politique du PCC, organe suprême.

     En tous les cas, le nouveau chef d'Etat ne manque pas d'idées ni d'ambition quand il s'agit de l'avenir de son pays. Il annonçait même ce dimanche, lors de son premier discours : nous allons "continuer à nous battre pour la cause du socialisme aux couleurs de la Chine et pour réaliser le rêve d'une grande renaissance de la nation chinoise". "Tous les soldats et officiers de l'Armée populaire et de la police militaire chinoise doivent, guidés par le Parti, être capables de remporter des combats et avoir pour objectif une armée forte et disciplinée" continuait-il devant les délégués de l'Assemblée nationale populaire (ANP).

     Li Keqiang a ensuite donner sa première conférence de presse où il s'est notamment pencher sur des questions économiques. L'occasion d'afficher son discours résolument libéral : "Ce que le marché peut faire, on doit le laisser davantage au marché. Ce que la société peut bien faire, on doit le laisser à la société", et au gouvernement de "s'occuper de ce qui lui revient". Il s'est également engagé à une redistribution plus équitable des bénéfices de la croissance et à un combat "sans relâche" contre la corruption, le fléau national à tous les niveaux du parti unique et de l'administration (AFP).

     A noter que le premier voyage à l'étranger de Xi Jinping en tant que président de la République est prévu d'ici la fin du mois où une visite officielle à Moscou suivie d'une tournée en Afrique devrait avoir lieu.

                                                                                                                                          K.G

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 23:49

     Le taux de chômage des États-Unis n'a jamais été aussi faible depuis décembre 2008. Dans le même temps, celui de la France lui, prend une dimension historique...

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     Avec 7.7% (en données corrigées des variations saisonnières), le taux de chômage des États-Unis a diminué de 0.2 point par rapport à janvier. Il atteint ainsi, le niveau le plus faible du pays depuis décembre 2008 selon un rapport publié ce vendredi. 236 000 emplois auraient même été créés durant le mois de février.

     De plus selon Le Monde, cette baisse du chômage serait l'un des facteurs annonciateur d'un "redémarrage plus solide que prévu" de l'économie américaine. En effet, le nombre d'emplois créés en un mois (236 000) ne ferait que confirmer "l'ampleur et la profondeur de la reprise américaine". 

     Ce même article perçoit même cette reprise américaine comme l'occasion pour "l'Europe d'entrevoir de meilleures perspectives pour 2014" puisqu'elle permettrait "un effet d'entraînement pour les entreprises actives dans le commerce international et pour les bourses européennes."

     Néanmoins, ces "meilleures perspectives" paraissent encore loin de l'Europe et notamment de la France où la situation s'avère bien plus préoccupante qu'outre Atlantique. Effectivement, la France compte désormais plus de 3.169 millions de chômeurs et s'approche inexorablement du nombre historique de janvier 1997.

     Plus fort encore au niveau symbolique et historique ; malgré une population active de moins de 29 millions contre plus de 40 millions en Allemagne, la France compte à présent plus de chômeurs que son voisin (3.156 millions). Et ce croisement des courbes de chômage est d'autant plus navrant lorsqu'on se souvient qu'en 2005 le nombre hexagonal de chômeurs était près de deux fois inférieur à celui de l'Allemagne (2.7 millions contre 5 millions).

                                                                                                                                            K.G

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 15:32

     Longtemps considéré comme une marque à part, Apple est peut-être en train de vivre ses derniers instants au sommet. En tout cas, c'est ce que semble affirmer une étude de l'agence Buzz Marketing Group qui montre que la marque n'est plus perçue comme "cool" chez les jeunes américains. Mais alors, Tim Cook, PDG d'Apple, a t-il réellement du soucis à se faire ?

 

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     Et si Apple, lui aussi, n'était pas insensible au temps qui s'écoule ? Et si le groupe de Tim Cook était sur le point d'entamer une phase descendante ? Et si la marque à la pomme tendait progressivement à se ringardiser ?

     Ces quelques suppositions étaient encore impensables il y a quelques mois. Pourtant, après avoir pris connaissance de l'étude de l'agence Buzz Marketing group, ces questions deviennent bien moins fantaisistes qu'elles n'y paraissent. L'étude, relayée par Forbes, affiche en effet un constat plutôt inquiétant pour le futur de la marque. Apple ne serait plus une marque "cool" selon les jeunes américains.

     Effectivement, le groupe de Tim Cook, et notamment son produit-phare (l'iPhone), renverrait actuellement chez les jeunes, à l'image d'une marque destinée à leurs parents. Ce serait donc en opposition aux adultes que cette nouvelle génération éprouverait un certain désamour pour la marque. Autrement dit, un problème d'image plus qu'un problème de performances.

     Et ce constat est d'autant plus inquiétant quand on sait que le succès de la marque à la pomme est principalement basé sur son image. Une image probablement victime de son succès ; Apple est partout et cela ne semble pas vraiment jouer en sa faveur auprès des adolescents.

     La pomme n'évoquerait donc plus, chez ces jeunes, la rareté ou le luxe comme elle l'évoquait auparavant. En fait, la marque ne permettrait plus à ces adolescents de se différencier ou de renvoyer une bonne image d'eux. Et ce défaut d'image est vraisemblablement lié au manque d'innovation que connaît la multinationale depuis quelques années. C'est notamment le cas pour l'iPhone, produit extrêmement novateur en 2007, qui depuis, n'a pas subi de changement révolutionnaire (Apple : l'iPhone de trop ?).

     Le succès du smartphone pourrait d'ailleurs "ne pas être au rendez-vous" selon Le Monde. Apple aurait "diminué presque de moitié ses commandes d'écrans à cristaux liquides pour iPhone 5 pour le trimestre en cours en raison d'une faible demande, rapporte le Nikkei". Le quotidien ajoute que "si cette information se vérifie, elle confirmera l'opinion des analystes qui s'attendent à des ventes d'iPhone 5 [...] inférieures aux prévisions".

     Toutefois, même si la pomme n'est sans doute pas dans la position la plus confortable qu'elle ait connu, elle n'est pas, pour autant, dans une mauvaise posture. Néanmoins, son règne sur le marché pourrait prochainement être contesté si elle poursuit sa route ainsi. Pour Tina Wells, il suffit juste pour l'entreprise, de reprendre l'innovation : "Tout est une affaire de cycles et vous ne pouvez pas rester sur votre gloire passée. Vous devez évoluer pour maintenir votre pertinence. Apple n'a besoin que de se concentrer sur l'innovation et les jeunes reviendront".

                                                                                                                                           K.G

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 22:47

     Entre 340 000 et 800 000 opposants ont manifesté ce dimanche, à Paris, contre le projet de loi sur "le mariage pour tous". Le rassemblement, organisé par le collectif La Manif pour tous, est d'ailleurs, selon le monde, l'un des plus importants sur une question sociétale depuis 1984. Certains souhaiteraient même voir François Hollande soumettre un référendum sur le sujet... 

 

     La forte mobilisation de cette manifestation (340 000 selon la police et 800 000 selon les organisateurs) a en effet convaincu bon nombre de citoyens qu'un référendum serait le plus approprié pour adopter ou non le projet de loi. Un sondage Ifop-"Valeurs actuelles" estimerait même que 69% des Français se disent favorables à l'organisation d'un référendum sur "le mariage et l'adoption pour tous".

     L'UMP semble d'ailleurs, elle aussi, réclamer un référendum comme en témoigne les quelques mots prononcés par Laurent Wauquiez lors de la manifestation : "J'exige que François Hollande fasse un référendum". Et il n'est pas le seul du parti à avoir battu le pavé Parisien ce dimanche, puisqu'on pouvait notamment noter la présence de Jean-François Copé, Henri Guaino ou encore Eric Woerth. A leurs côtés, Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate, Philippe De Villiers, président du Mouvement pour la France, et Louis Aliot, vice-président du Front national étaient également présents.

     De surcroît, 115 parlementaires ont appuyé cette demande de référendum en signant un appel lancé par Henri Guaino, selon une liste publiée sur le site du Journal du Dimanche. "Soucieux de préserver la cohésion des Français que ce sujet divise, députés et sénateurs, nous demandons solennellement au Président de la République de soumettre à référendum le projet de loi sur "le mariage pour tous" afin que chaque Français puisse peser toutes les conséquences et se prononcer en conscience après qu'il y ait eu un vrai débat dans le pays", peut-on lire dans cet appel.

     Le référendum parait donc être le moyen le plus démocratique et le plus propice au débat, si l'on se fie à ces arguments. Toutefois, différents raisonnements viennent contrecarrer cette demande de consultation du peuple.

     Tout d'abord, l'article 11 de la Constitution s'inscrit comme un véritable frein à cette réclamation. Effectivement, l'article limite les domaines dans lesquels un référendum peut être organisé : "Le Président de la République [...] peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation". Et les avis divergent quand il s'agit d'interpréter l'article. Guy Carcassonne, constitutionnaliste, a déclaré à l'AFP que le mariage homosexuel "n'est pas une réforme économique, sociale ou environnementale" et donc qu'il "n'entre pas dans le champ de l'article 11". A l'inverse, François-Xavier Brechot, magistrat administratif a assuré que "la "politique sociale" peut être entendue au sens large comme visant les sujets de société en général, dont fait partie le mariage et l'adoption". Ce qui est sûr, c'est que l'ambiguïté de cet article, contraignant François Hollande à l'interpréter, entrave considérablement la mise en place d'un référendum.

     D'autres, comme le magistrat Serge Portelli, considèrent que "le vrai référendum a eu lieu le 6 mai dernier avec l'élection du Président de la République" et ne voient donc pas l'intérêt de consulter les français sur le sujet.

     En bref, même si la sollicitation de François Hollande à propos de ce référendum semble importante, l'ambiguïté de la Constitution et le fait que le chef de l'Etat avait fait du "mariage pour tous" une promesse de campagne rend la consultation du peuple français difficile voire inutile pour certains.

                                                                                                                                           K.G

 

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Published by Kévin Gaignoux - dans Société
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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 21:43

     Depuis plusieurs années, la Chine fait l'objet de toutes les convoitises chez les entrepreneurs Français. Et pour cause, avec plus d'1,3 milliard d'habitants, le pays représente tout simplement le plus grand marché au monde. Néanmoins, si il peut incontestablement être porteur, le marché chinois est également l'un des plus difficiles d'accès...


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     Entre 2000 et 2011, la part de chiffre d'affaire en Chine de 17 entreprises françaises (Air liquide, L'Oréal, PPR, Rhodia...), est passée de 2 à 10% en moyenne. Air liquide est par exemple l'entreprise française la plus performante économiquement en Chine. Le groupe, spécialisé dans les gaz industriels, s'est même vu décerné, fin octobre, le trophée de la croissance en Chine par la CCIP (Chambre de commerce et d'industrie de Paris), grâce à un chiffre d'affaires en progression de 35 % par an depuis 2001. L'entreprise s'inscrit donc comme un véritable exemple de réussite.

     Cependant, ce type de success story à la française est loin d'être habituel. En effet, Frédéric Fessart, partner associé du cabinet de conseil OC&C déclarait à l'Expansion, il y a quelques semaines, que "la France compte 1500 entreprises en Chine, l'Allemagne 5000." Les chiffres du commerce extérieur sont, de plus, très évocateurs : les exportations françaises vers le "pays du milieu", sur la période 1995-2011 ont atteint 18 milliard de dollars, contre près de 70 milliards pour l'Allemagne, rappelle le mensuel. Ainsi, les entreprises françaises qui parviennent à conquérir le marché chinois sont encore peu nombreuses.

     Et pourtant, bon nombre d'entre elles y aspirent, comme en témoigne le long travail réalisé par Danone. La société, malgré une faible consommation de laitage en Chine, est parvenue à s'implanter grâce à différentes stratégies commerciales. Le PDG, Franck Riboud, a d'ailleurs parfaitement résumé la situation dans laquelle se trouve les entreprises françaises : "Faut-il avoir peur de la Chine ? Je ne crois pas, même s'il y a un risque, nous n'avons pas le choix, c'est le plus grand pays du monde et tout démarre ici."

     Et si ce marché est si attractif, c'est pour la simple et bonne raison qu'il représente un potentiel de croissance considérable. Effectivement, outre sa population qui constitue le plus grand marché intérieur du monde, la Chine est en forte expansion (rarement en dessous de 7% de croissance annuelle). De plus, les coûts de main d'oeuvre y restent relativement faibles et certaines provinces en plein développement, offrent de nouvelles opportunités. Les conditions semblent donc toutes réunies pour que les entreprises se développent aisément.

     Néanmoins, ce marché chinois s'avère parfois trop alléchant et certains entrepreneurs français seraient prêts à tout pour le conquérir. Ce jeudi, "complément d'enquête" sur france 2 diffusait par exemple, un reportage sur le foie gras fabriqué en Chine et se focalisait sur une pratique de plus en plus courante, le transfert de technologie. Ce procédé revient en fait à livrer son savoir-faire à une entreprise chinoise en l'échange d'une promesse d'accès au marché. Mais certains français s'y sont brûlés les ailes. En effet, pour pouvoir commercialiser sa marque en Chine, la loi oblige un français à s'associer avec une entreprise chinoise et à signer ce contrat de transfert de technologie. C'est ensuite, un jeux d'enfant pour l'entreprise locale de se séparer de l'entrepreneur français et de faire perdurer son savoir.

     Il est donc, en réalité, difficile de prendre part à ce marché et certains français semblent parfois l'oublier en l'abordant avec un peu trop de naïveté. Une situation qui ne semble cependant pas déplaire à la deuxième puissance économique mondiale...

                                                                                                                                              K.G

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 22:58

     Le Stade Rennais n'a pas fini de surprendre le football Français. Depuis quelques années, l'équipe de Frédéric Antonetti ne manque pas une occasion de briller par son irrégularité. Et même si le club Breton est conscient du problème, cette saison 2012-2013 ne semble pas faire office d'exception...


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     Il y a moins d'un mois, le Stade Rennais créait l'exploit en s'imposant au Parc des Princes à 9 contre 11, d'une manière presque héroïque (1-2). Le club pensait alors pouvoir créer une dynamique et s'appuyer sur ce match référence en terme de combativité. Mais dès la journée suivante, les Rennais, méconnaissable, s'inclinait à domicile (0-1) face à Evian Thonon Gaillard, 18e de ligue 1. Pourtant, ce n'était pas faute d'avoir été prévenu. A l'issue du match contre le PSG, Fredéric Antonetti, désormais habitué à l'inconstance de son équipe, déclarait même : "j'espère que ça a été un déclic pour la suite, parce que ça ne sert à rien de gagner ici si c'est pour gâcher après." Une nouvelle fois, les "Rouges et Noirs" démontraient leur incapacité à confirmer suite à une bonne performance.

    Le SRFC avait donc à coeur de se racheter en réalisant une semaine exemplaire. Et c'est ce que les Bretons ont fait, certes avec difficultés, mais en se qualifiant tout de même, pour la demi-finale de la coupe de la ligue face à Troyes (2-1). Puis en récidivant, trois jours après, au stade de l'Aube en remportant (2-3) avec envie et grâce à un soupçon de réussite, un match pourtant mal engagé (2-0 à la mi-temps). Cette semaine avait ainsi, révélé un groupe soudé et impliqué, capable de renverser la vapeur d'un match, avec caractère.

     Toutefois, si le Stade Rennais commence à faire preuve de caractère à l'occasion de certains matchs, un travail conséquent reste à faire en terme de rigueur. En effet, ce samedi lors du derby face à Brest, les joueurs Rennais sont retombés dans leurs travers et ont laissé échapper deux points qui, avec davantage de concentration, auraient dû être acquis. Effectivement, après deux buts successifs de Féret et d'Alessandrini, et donc un score de 2-0 à 20 minutes de la fin, les "Rouges et Noirs" se sont quelque peu décontractés. Relâchement que les Brestois n'ont pas hésité à saisir en réduisant le score dans la foulée, puis en égalisant à la 86e minute.

     En bref, après s'être imposé héroïquement face au PSG, le club Breton, incapable de confirmer après une bonne prestation, s'est paradoxalement incliné face au 18e de ligue 1. Puis, soucieux d'oublier rapidement cette contre-performance est, pour la première fois de la saison, parvenu à gagner un match en ayant subi l'ouverture du score (à Troyes). Ceci avant de laisser naïvement filer deux points la semaine suivante contre Brest.

     On pourrait d'ailleurs se demander si la défaite ne serait pas le moteur de ce club. Comme si leurs victoires n'étaient dû qu'a des réactions post-déception et qu'après avoir réagi une certaine suffisance s'installait à nouveau, donnant lieu à des défaites, les faisant à nouveau réagir, etc. Le vrai problème semble réellement être cette absence d'une culture de la gagne. L'exemple le plus flagrant reste celui de la demi-finale de coupe de France face à Quevilly. Suite à cette défaite impardonnable, le SRFC avait effectué une série de trois victoires (face à Nice, Brest et Ajaccio), redonnant un espoir de qualification pour la Ligue Europa, avant de s'effondrer en engrangeant seulement 3 points sur quatre matchs. 

     De plus, cette équipe a clairement tendance à créer des exploits en s'imposant face aux plus grosses écuries tout en ayant du mal à sortir victorieux de matchs dont elle est favorite. C'est donc également le challenge qui semble faire avancer cette équipe.

     Il est en tout les cas incontestable que, depuis quelques saisons maintenant, les supporters Rennais assistent au même scénario, dans lequel leur équipe allie exploits et déconvenues sans jamais parvenir à être régulier. Cette irrégularité rend d'ailleurs très difficile le passage d'un cap au SRFC.

     Les joueurs de Frédéric Antonetti sont donc capables du meilleur comme du pire, et devront passer par la rigueur et la constance pour véritablement prendre une autre dimension.

                                                                                                                                            K.G

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 16:05

     On ne pouvait pas plus paradoxal. Alors que le pays s'enfonce dans une crise profonde et que certains la voyait demander de l'aide à l'Eurogroupe, l'Espagne devrait bientôt intégrer le club restreint des pays les plus riches de l'Union européenne. Membre de l'Union depuis 1986, l'Espagne pourrait en effet devenir contributeur net au budget.

 

     "L'Espagne est l'un des pays qui a le plus bénéficié de l'entrée dans l'Union européenne" se souvient Rolf Campos, professeur à l'IESE Business School de Madrid. Mais il semblerait que le moment soit venu pour l'Espagne de contribuer à son tour, à l'émergence et à la croissance des autres États européens. En effet, avec l'arrivée de nouveaux Etats membres comme la Roumanie ou la Bulgarie, l'Espagne apparaît comme un des pays les plus riches de l'Union européenne. Selon Reuters, son économie se classe même à la quatrième place de la zone euro derrière l'Allemagne, la France et l'Italie.

 

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                           REUTERS/Paul Hanna


     Pourtant, le moment n'est pas nécessairement bien choisi pour l'Espagne, car même si comme l'affirme le chercheur à l'institut Real Elcano, Mario Kolling, "en Espagne, on a toujours vu l'Europe comme une solution, comme le chemin vers la modernisation du pays", la situation du pays n'est pas des plus favorable. Effectivement, avec une économie qui s'enfonce dans la récession (croissance de -0.3% au 3e trimestre), un taux de chômage le plus élevé des pays de l'OCDE (25%), et une dette dépassant largement la limite fixée par le Pacte de stabilité (79.8% du PIB en fin d'année 2012 selon le gouvernement espagnol), autant dire que l'Espagne aurait pu se passer de cette contribution.

     Sans compter que tout a été très vite pour le pays qui a quitté en une dizaine d'années le statut de plus grand bénéficiaire des fonds européens pour arriver désormais à verser davantage à la caisse commune qu'il ne reçoit. En clair, encore bénéficiaire net sur la période 2007-2013, l'Espagne va "très certainement devenir contributeur net" pour le prochain cycle 2014-2020, d'après Mario Kolling.

     Toutefois, malgré la position délicate dans laquelle elle se trouve, l'Espagne a "la volonté d'assumer de manière progressive sa position de contributeur net au budget". "L'idée fondamentale est d'éviter un changement abrupt dans nos relations financières avec l'UE" affirme une source diplomatique. Dans cette optique, la discussion avec ses partenaires lors du sommet extraordinaire du 22 et 23 novembre portant sur le budget européen aurait donc dû avoir son importance pour l'Espagne. Il semble cependant que le sommet n'ait pas permis aux dirigeants de s'entendre sur le budget pluriannuel 2014-2020. "Un accord est possible en début d'année prochaine" assure néanmoins, l'actuel président du conseil européen, Herman Van Rompuy.

     Cela dit, ce paradoxe d'une Espagne à la fois parmi les plus riches de l'Union européenne et à la fois parmi les plus en difficultés, est très révélateur et semble dévoiler une Union européenne ne sachant plus véritablement sur qui compter, ni vers qui se tourner pour sortir la tête de l'eau...

                                                                                                                                           K.G

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 17:22

     Vendredi et samedi, dans le cadre d'un forum intitulé "Changer l'économie : mode d'emploi", avaient lieu neuf conférences à l'espace culturel Les Champs Libres, à Rennes. Plusieurs rencontres, débats, animations et projections se sont déclinés durant ces deux jours autour d'une même problématique : changer et améliorer l'économie.

 

     Contrôle de la finance, crise de la zone euro, préoccupations écologiques... Une grande partie des questions économiques et sociales du moment, ont été traités à l'occasion de ces deux journées. Et ce forum, organisé par le magazine "Alternatives Economiques" et l'Association des professeurs de sciences économiques et sociales (Apses), a vraisemblablement plu aux habitants du bassin Rennais. Effectivement, Les Champs Libres, pourtant capables d'accueillir 450 personnes dans la salle Hubert Curien, se sont, à plusieurs reprises, trouvés dans l'obligation de refuser l'entrée à quelques curieux venus, eux aussi, prendre part aux débats.

                                                   changerleconomie3

     Les neuf conférences se sont réparties dans le café des Champs Libres, la Cantine Rennaise ainsi que dans la salle Hubert Curien. Il y était notamment question de finance, d'inégalités, d'écologie, de l'Europe... Les thèmes étaient donc diversifiés et pouvaient aussi bien, être traités à l'échelle locale qu'à l'échelle mondiale. Ils étaient de plus, animés par de véritables spécialistes. D'où sans doute, l'intérêt que les Rennais ont porté à l'évènement.

     On retrouve notamment, parmi les conférences les plus plébiscitées, "La France dans la Mondialisation" où différents économistes, dont Daniel Cohen,  se sont par exemple demandés si il fallait poursuivre dans la voie du libre-échange. "Face aux inégalités, quelle égalité promouvoir ?" où des spécialistes, dont le directeur de l'Observatoire des inégalités, Louis Maurin, se sont penchés sur la question. "Comment changer l'Europe ?" où des experts en la matière, avec la participation du démographe et historien de la famille, Emmanuel Todd, ont cherché des réponses à la question. Ou encore "Comment contrôler la finance ?" où deux professeurs d'économie en université et Pierre Valentin, directeur général du Crédit Coopératif, ont proposé des solutions dans le but de contrôler cette finance devenue prépondérante, et ainsi la replacer au service de l'économie.

     Malgré une certaine complexité parfois nécessaire, les Rennais semblent globalement avoir apprécié cette initiative qui a permis de traiter en profondeur certaines questions fondamentales souvent aborder de façon trop superficielle. En ces temps de crises, Rennes et ses alentours ne semblent donc pas échapper à la tendance observée sur le territoire qui montre que les Français se préoccupent de plus en plus de l'économie et de la manière de l'améliorer.

                                                                                                                                           K.G

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  • : Le blog de larticleduweekend
  • Le blog de larticleduweekend
  • : Le concept de ce blog est de profiter de mon temps libre en publiant un article chaque week-end. Je suis étudiant en première année d'AES et souhaite depuis le collège, devenir journaliste. Bien que ces articles soient amateurs, je considère ce blog comme un entraînement et les rédiger me permet d'acquérir une certaine expérience. J'aborderai certains thèmes qui me passionnent comme l'économie, la politique, le sport... Bonne lecture, et au week-end prochain !
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  • Kévin Gaignoux
  • Je suis étudiant en première année d'administration économique et sociale et me passionne pour l'économie, la politique, le sport... Je souhaite devenir journaliste.
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